Le gouvernement britannique a menacé le quotidien The Guardian de fermeture, s'il publiait les dénonciations d'Edward Snowden relatives aux pratiques d'espionnage de la NSA américaine et de son pendant britannique GHCQ. Voilà ce qu'a déclaré le rédacteur en chef adjoint Paul Johnson lors de la conférence Radiodays Europe à Dublin.

Selon Johnson, il fut nettement plus malaisé de traiter l'information confiée par Snowden que les dévoilements précédents de Wikileaks, parce que le Government Communications Headquarters (CHCQ), qui collabore étroitement avec la National Security Agency (NSA) américaine, épiait véritablement les faits et gestes du journal. "Nous étions accusés de mettre en danger la sécurité nationale", a affirmé Johnson.

Toujours d'après lui, l'on fit clairement comprendre au rédacteur en chef Ala Rusbridger que "le premier ministre, le ministre des affaires étrangères, le ministre de l'intérieur et le ministre de la Justice avaient un problème" avec lui.

Pour la Grande-Bretagne, la sécurité nationale était plus importante que la liberté de la presse, poursuit Paul Johnson. Le journal fut sommé de ne rien publier des documents de Snowden, sous peine de fermeture pure et simple. (Belga/MI)

Le gouvernement britannique a menacé le quotidien The Guardian de fermeture, s'il publiait les dénonciations d'Edward Snowden relatives aux pratiques d'espionnage de la NSA américaine et de son pendant britannique GHCQ. Voilà ce qu'a déclaré le rédacteur en chef adjoint Paul Johnson lors de la conférence Radiodays Europe à Dublin. Selon Johnson, il fut nettement plus malaisé de traiter l'information confiée par Snowden que les dévoilements précédents de Wikileaks, parce que le Government Communications Headquarters (CHCQ), qui collabore étroitement avec la National Security Agency (NSA) américaine, épiait véritablement les faits et gestes du journal. "Nous étions accusés de mettre en danger la sécurité nationale", a affirmé Johnson. Toujours d'après lui, l'on fit clairement comprendre au rédacteur en chef Ala Rusbridger que "le premier ministre, le ministre des affaires étrangères, le ministre de l'intérieur et le ministre de la Justice avaient un problème" avec lui. Pour la Grande-Bretagne, la sécurité nationale était plus importante que la liberté de la presse, poursuit Paul Johnson. Le journal fut sommé de ne rien publier des documents de Snowden, sous peine de fermeture pure et simple. (Belga/MI)