Le ministère exigerait aussi la clé correspondante, selon l'agence de presse Reuters. Avec la combinaison du code et de la clé, il pourrait lui-même créer un logiciel lui permettant de pénétrer dans l'iPhone 5C en question. En fin de compte, il pourrait donc concevoir un logiciel ayant un air si authentique que l'on ne saurait plus s'il s'agit d'un iPhone du FBI ou d'Apple, ce qui permettrait de l'utiliser alors à des fins d'espionnage. Reuters indique que si le gouvernement américain parvient à obtenir ces informations, d'autres pays - tels la Russie et la Chine - pourraient faire de même.

Depuis le mois dernier, Apple est engagée dans un combat avec le FBI. Si Apple crée un logiciel permettant de pirater un seul iPhone, il pourra s'appliquer à l'ensemble des iPhone, qui deviendront de ce fait peu sûrs. En outre, l'entreprise craint que cela n'engendre un précédent, ce qui fait que le contenu des iPhone et d'autres appareils encore soit accessible dans des affaires n'ayant rien à voir avec le terrorisme.

La menace brandie par le ministère a été révélée la semaine dernière via une note accompagnant un document juridique, note dans laquelle il était mentionné que le ministère s'était provisoirement abstenu de recourir à pareille tactique, du fait qu'elle serait probablement 'moins acceptable' pour Apple. 'Mais cela lui causerait moins de travail', peut-on encore lire.

Menace sans fondement

Selon certaines sources proches de l'affaire, à qui Reuters a pu parler, il ne s'agit là pour l'instant que d'une menace sans fondement. Une autre source proche de la Justice déclare que cette 'arme' ne doit pas être prise au sérieux, alors que chez Apple, l'on déclare ne pas se faire trop de souci à ce sujet.