Le FBI déverrouille pour la première fois un iPhone à reconnaissance faciale

01/10/18 à 13:59 - Mise à jour à 13:58

Source: Datanews

Pour la première fois, des autorités ont utilisé la reconnaissance faciale d'un iPhone pour passer au crible le téléphone d'un suspect lors d'une perquisition.

Le FBI déverrouille pour la première fois un iPhone à reconnaissance faciale

Tim Cook présente l'iPhone X. © AFP

Selon le magazine Forbes, le FBI a, lors d'une perquisition effectuée le 10 août dernier, demandé à un suspect de fixer son iPhone X, afin de le déverrouiller. D'après Forbes, c'était une première.

Le suspect, un homme de 28 ans originaire de l'Ohio, qui fut accusé ensuite de téléchargement et de possession de photos à caractère pédopornographique, a reçu la visite d'un enquêteur disposant d'un mandat de perquisition. En accédant au téléphone, le FBI a pu passer en revue les clavardages (chat), photos et autres documents.

Du point de vue légal, la requête était légitime du fait qu'elle s'accompagnait d'un mandat de perquisition. Mais cela symbolise bien une nouvelle évolution. Alors que des entreprises telles Apple tentent de protéger leurs appareils contre un accès indésirable de la part de hackers, services publics ou de police, des autorités essaient de contourner cette protection, comme dans ce cas en demandant à un suspect de fixer son appareil pour le déverrouiller.

Le FBI y a trouvé des preuves de comportement criminel, notamment des conversations sur Kik démontrant des activités pédophiles. Le FBI n'a cependant pas eu un accès complet au téléphone. Pour obtenir toutes les données d'un iPhone X via un PC, il faut en effet un mot de passe supplémentaire.

Le procès intenté contre le suspect doit encore avoir lieu, mais Forbes signale que l'approche utilisée dans le cas d'espèce n'est pas encore largement acceptée. Il existe en effet aux Etats-Unis le cinquième amendement de la constitution qui protège les citoyens contre des pratiques consistant à se culpabiliser eux-mêmes. Dans le passé, l'amendement en question représenta toujours une barrière à la demande d'empreintes digitales ou de mots de passe.

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