Le groupe-cible même de Grindr fait que les données qui sont traitées par l'appli, sont ultra-sensibles: le fait que quelqu'un se trouve sur Grindr en dit déjà long sur sa sexualité. De plus, des données de localisation sont également collectées. L'association norvégienne des consommateurs avait l'année dernière déjà déposé une plainte, parce que Grindr partageait ces données avec des tiers à des fins publicitaires.

Le contrôleur du respect de la vie privée estime que les utilisateurs de Grindr n'exercent pas un contrôle suffisant sur ce que deviennent leurs données. Pour pouvoir utiliser l'appli, ils devaient en effet accepter les conditions de confidentialité, qui ne prévoyaient pas spécifiquement une autorisation pour le partage des données.

Contre la loi sur le respect de la vie privée

Cette approche enfreint, selon le contrôleur, la loi européenne sur le respect de la vie privée. La Norvège n'est certes pas membre de l'Union européenne, mais fait néanmoins partie de l'Espace Economique Européen. Voilà pourquoi les Norvégiens doivent eux aussi s'en tenir aux directives de confidentialité édictées par l'UE.

L'amende norvégienne n'est pas encore définitive. Grindr dispose d'un délai se terminant le 15 février pour réagir. Si elle reste fixée à 10 millions d'euros, l'amende norvégienne pour non-respect de la vie privée serait la plus élevée à ce jour. Grindr a entre-temps adapté la façon de solliciter des autorisations, mais cette nouvelle méthode n'a pas encore été évaluée par le contrôleur norvégien.

Le groupe-cible même de Grindr fait que les données qui sont traitées par l'appli, sont ultra-sensibles: le fait que quelqu'un se trouve sur Grindr en dit déjà long sur sa sexualité. De plus, des données de localisation sont également collectées. L'association norvégienne des consommateurs avait l'année dernière déjà déposé une plainte, parce que Grindr partageait ces données avec des tiers à des fins publicitaires.Le contrôleur du respect de la vie privée estime que les utilisateurs de Grindr n'exercent pas un contrôle suffisant sur ce que deviennent leurs données. Pour pouvoir utiliser l'appli, ils devaient en effet accepter les conditions de confidentialité, qui ne prévoyaient pas spécifiquement une autorisation pour le partage des données.Cette approche enfreint, selon le contrôleur, la loi européenne sur le respect de la vie privée. La Norvège n'est certes pas membre de l'Union européenne, mais fait néanmoins partie de l'Espace Economique Européen. Voilà pourquoi les Norvégiens doivent eux aussi s'en tenir aux directives de confidentialité édictées par l'UE.L'amende norvégienne n'est pas encore définitive. Grindr dispose d'un délai se terminant le 15 février pour réagir. Si elle reste fixée à 10 millions d'euros, l'amende norvégienne pour non-respect de la vie privée serait la plus élevée à ce jour. Grindr a entre-temps adapté la façon de solliciter des autorisations, mais cette nouvelle méthode n'a pas encore été évaluée par le contrôleur norvégien.