Il s'agit en l'occurrence de l'Online Safety Bill conçu pour contrôler chaque utilisateur britannique, afin de s'assurer qu'il a au moins 18 ans en cas de visite de sites pornos. Les firmes spécialisées dans ce domaine qui n'exécuteraient pas de vérification de l'âge, risqueraient de se voir infliger une amende, dont le montant pourrait atteindre dix pour cent de leur chiffre d'affaires mondial. En guise de comparaison, il est question de quatre pour cent maximum en cas d'infractions au GDPR. En outre, les dirigeants des entreprises pornos pourraient être poursuivis en tant que criminels.

L'objectif de cette proposition de loi est d'empêcher que les enfants et les jeunes soient exposés à ce genre de contenu érotique. Le contrôle de l'âge pourrait s'effectuer via une carte de crédit ou un tiers.

Depuis 2016

Ces dix dernières années, la Grande-Bretagne a entrepris à plusieurs reprises déjà ce genre de tentative, mais sans jamais aller jusqu'à son terme. Initialement, il y eut ainsi en 2016 un projet en vue de censurer entièrement la pornographie internet 'anormale', où le BDSM et l'éjaculation de femmes étaient jugées trop extrêmes pour le contrôleur britannique. Ce plan ne s'est jamais concrétisé.

Ultérieurement cette année-là, le législateur changea son fusil d'épaule et opta plutôt pour un contrôle de l'âge, même s'il n'avait aucune idée de la façon de l'appliquer dans la pratique. Cette fois cependant, la loi fut votée, mais elle ne fut pas appliquée. En 2019, le contrôle de l'âge fut de nouveau supprimé.

Après des années d'atermoiement, voici donc qu'un nouveau projet, probablement mieux élaboré, voit le jour. C'est ainsi que le régulateur britannique Ofcom aura aussi la possibilité de bloquer certains sites en Grande-Bretagne.

Cette proposition de loi a été mise au point surtout à la demande d'organisations en charge de la sécurité enfantine. Andy Burrows de la National Society for the Prevention of Cruelty to Children (NSPCC) a déclaré à la BBC qu'il était satisfait des règles, tout en ajoutant qu'il y avait toutefois encore trop de portes dérobées.

Tel sera probablement toujours le cas. En 2016 déjà, Data News avait fait remarquer qu'il est certes aisé de contraindre les sites pornos connus à effectuer des contrôles de l'âge, mais à côté de cela, il existe d'innombrables zones grises comme des blogs ou des plates-formes telles Reddit ou Twitter, où on ne trouve principalement pas de contenu porno, mais quand même pas mal d'images érotiques.

Les détracteurs de la proposition affirment que celle-ci n'offre aucune garantie que les utilisateurs qui sont soumis au contrôle de l'âge, ne renoncent pas à leur confidentialité vis-à-vis du site visité ou à un tiers. Pour ces derniers, ce contrôle s'avèrerait particulièrement intéressant au niveau du ciblage publicitaire, sachant qu'il s'agit alors d'adultes en quête de loisirs à caractère sexuel.

Il s'agit en l'occurrence de l'Online Safety Bill conçu pour contrôler chaque utilisateur britannique, afin de s'assurer qu'il a au moins 18 ans en cas de visite de sites pornos. Les firmes spécialisées dans ce domaine qui n'exécuteraient pas de vérification de l'âge, risqueraient de se voir infliger une amende, dont le montant pourrait atteindre dix pour cent de leur chiffre d'affaires mondial. En guise de comparaison, il est question de quatre pour cent maximum en cas d'infractions au GDPR. En outre, les dirigeants des entreprises pornos pourraient être poursuivis en tant que criminels.L'objectif de cette proposition de loi est d'empêcher que les enfants et les jeunes soient exposés à ce genre de contenu érotique. Le contrôle de l'âge pourrait s'effectuer via une carte de crédit ou un tiers.Ces dix dernières années, la Grande-Bretagne a entrepris à plusieurs reprises déjà ce genre de tentative, mais sans jamais aller jusqu'à son terme. Initialement, il y eut ainsi en 2016 un projet en vue de censurer entièrement la pornographie internet 'anormale', où le BDSM et l'éjaculation de femmes étaient jugées trop extrêmes pour le contrôleur britannique. Ce plan ne s'est jamais concrétisé.Ultérieurement cette année-là, le législateur changea son fusil d'épaule et opta plutôt pour un contrôle de l'âge, même s'il n'avait aucune idée de la façon de l'appliquer dans la pratique. Cette fois cependant, la loi fut votée, mais elle ne fut pas appliquée. En 2019, le contrôle de l'âge fut de nouveau supprimé.Après des années d'atermoiement, voici donc qu'un nouveau projet, probablement mieux élaboré, voit le jour. C'est ainsi que le régulateur britannique Ofcom aura aussi la possibilité de bloquer certains sites en Grande-Bretagne.Cette proposition de loi a été mise au point surtout à la demande d'organisations en charge de la sécurité enfantine. Andy Burrows de la National Society for the Prevention of Cruelty to Children (NSPCC) a déclaré à la BBC qu'il était satisfait des règles, tout en ajoutant qu'il y avait toutefois encore trop de portes dérobées.Tel sera probablement toujours le cas. En 2016 déjà, Data News avait fait remarquer qu'il est certes aisé de contraindre les sites pornos connus à effectuer des contrôles de l'âge, mais à côté de cela, il existe d'innombrables zones grises comme des blogs ou des plates-formes telles Reddit ou Twitter, où on ne trouve principalement pas de contenu porno, mais quand même pas mal d'images érotiques.Les détracteurs de la proposition affirment que celle-ci n'offre aucune garantie que les utilisateurs qui sont soumis au contrôle de l'âge, ne renoncent pas à leur confidentialité vis-à-vis du site visité ou à un tiers. Pour ces derniers, ce contrôle s'avèrerait particulièrement intéressant au niveau du ciblage publicitaire, sachant qu'il s'agit alors d'adultes en quête de loisirs à caractère sexuel.