Cette recommandation est un message nuancé. Pour les bandes de basses fréquences jusqu'à 3,5 GHz, le conseil ne voit aucune raison de stopper le déploiement de la 5G. Ces fréquences sont en effet utilisées depuis des années déjà pour d'anciennes technologies télécoms (2G, 3G) ou le wifi. Ce sont là aussi les fréquences qui sont exploitées en Belgique.

Là où le conseil néerlandais de la santé se pose des questions, c'est à propos de la bande 26 GHz. Celle-ci n'est pour l'instant pas encore utilisée aux Pays-Bas. Il n'y a aucune indication qu'elle soit plus dangereuse, mais elle n'a pas encore fait l'objet d'une recherche suffisante que pour donner le feu vert à ce spectre.

Cette fréquence n'est pas non plus utilisée en Belgique. Dans une récente interview accordée à Data News, Proximus a même déclare qu'il n'en était pas encore question en ce moment.

Au début de l'année, Data News avait rencontré Erik Van Rongen, secrétaire scientifique du conseil néerlandais de la santé, à ce propos. Il avait déjà signalé qu'on n'en savait pas encore assez au sujet de la fréquence 26 GHz.

Besoin de pousser plus avant la recherche

En outre, le conseil recommande qu'à l'avenir, on pousse plus avant la recherche sur l'impact de la 5G sur le cancer, la diminution de la fertilité, la grossesse, les malformations à la naissance et sur d'autres dangers résultant d'une exposition au rayonnement.

Cela signifie-t-il que la 5G soit vraiment dangereuse? Non. La Commission en charge des champs électromagnétiques du conseil de la santé déclare que ce genre d'effets n'est pas à exclure. Mais "pour aucune de ces maladies et affections examinées ou d'autres, la Commission ne considère comme démontré ou probable le rapport existant entre l'exposition et la maladie ou l'affection", peut-on lire dans la recommandation.

Le difficile équilibre au niveau de l'impact du rayonnement électromagnétique est dû au fait qu'il n'a jamais été démontré qu'il était complètement inoffensif. On ne connaît par exemple pas l'impact sur une période, disons, de cinquante ans simplement du fait que la technologie du GSM n'est pas encore aussi vieille. Mais durant les 25 dernières années, des études ont bien été faites, dont l'immense majorité affirme que dans le respect des normes fixées, il n'y a pas de danger pour la santé.

Cela vaut aussi pour la 5G, parce qu'elle utilise les mêmes fréquences et normes de rayonnement, sauf pour la bande 26 GHz, parce qu'elle est plutôt inconnue. Il en résulte que le conseil de la santé recommande de continuer la recherche en la matière et d'appliquer entre-temps le principe ALATA (As Low As Technically Achievable), par lequel il convient de tenir les normes de rayonnement les plus basses possibles, mais suffisamment hautes tout de même pour rendre la 5G techniquement opérationnelle.

Cette recommandation est un message nuancé. Pour les bandes de basses fréquences jusqu'à 3,5 GHz, le conseil ne voit aucune raison de stopper le déploiement de la 5G. Ces fréquences sont en effet utilisées depuis des années déjà pour d'anciennes technologies télécoms (2G, 3G) ou le wifi. Ce sont là aussi les fréquences qui sont exploitées en Belgique.Là où le conseil néerlandais de la santé se pose des questions, c'est à propos de la bande 26 GHz. Celle-ci n'est pour l'instant pas encore utilisée aux Pays-Bas. Il n'y a aucune indication qu'elle soit plus dangereuse, mais elle n'a pas encore fait l'objet d'une recherche suffisante que pour donner le feu vert à ce spectre.Cette fréquence n'est pas non plus utilisée en Belgique. Dans une récente interview accordée à Data News, Proximus a même déclare qu'il n'en était pas encore question en ce moment.Au début de l'année, Data News avait rencontré Erik Van Rongen, secrétaire scientifique du conseil néerlandais de la santé, à ce propos. Il avait déjà signalé qu'on n'en savait pas encore assez au sujet de la fréquence 26 GHz.Besoin de pousser plus avant la rechercheEn outre, le conseil recommande qu'à l'avenir, on pousse plus avant la recherche sur l'impact de la 5G sur le cancer, la diminution de la fertilité, la grossesse, les malformations à la naissance et sur d'autres dangers résultant d'une exposition au rayonnement.Cela signifie-t-il que la 5G soit vraiment dangereuse? Non. La Commission en charge des champs électromagnétiques du conseil de la santé déclare que ce genre d'effets n'est pas à exclure. Mais "pour aucune de ces maladies et affections examinées ou d'autres, la Commission ne considère comme démontré ou probable le rapport existant entre l'exposition et la maladie ou l'affection", peut-on lire dans la recommandation.Le difficile équilibre au niveau de l'impact du rayonnement électromagnétique est dû au fait qu'il n'a jamais été démontré qu'il était complètement inoffensif. On ne connaît par exemple pas l'impact sur une période, disons, de cinquante ans simplement du fait que la technologie du GSM n'est pas encore aussi vieille. Mais durant les 25 dernières années, des études ont bien été faites, dont l'immense majorité affirme que dans le respect des normes fixées, il n'y a pas de danger pour la santé.Cela vaut aussi pour la 5G, parce qu'elle utilise les mêmes fréquences et normes de rayonnement, sauf pour la bande 26 GHz, parce qu'elle est plutôt inconnue. Il en résulte que le conseil de la santé recommande de continuer la recherche en la matière et d'appliquer entre-temps le principe ALATA (As Low As Technically Achievable), par lequel il convient de tenir les normes de rayonnement les plus basses possibles, mais suffisamment hautes tout de même pour rendre la 5G techniquement opérationnelle.