Hughes écrit dans une opinion pour The New York Times que les consommateurs sont dans l'impossibilité de se passer de Facebook, étant donné que l'entreprise dispose aussi du service de clavardage WhatsApp et de l'appli photos Instagram. Dès le début, l'intention de Zuckerberg était bien de ''dominer'' le marché, prétend Hughes. Des rivaux furent ainsi rachetés, avant même qu'ils puissent devenir de sérieux concurrents.

Ce qui rend encore plus fâcheuse la position monopolistique de l'entreprise, selon Hughes, c'est le fait que Zuckerberg, qui dirige Facebook, n'a quasiment aucun répondant. ''Le conseil d'administration de Facebook opère davantage comme une commission consultative que comme un contrôleur'', écrit Hughes.

C'est précisément cette incontestabilité qui a contribué aux récents scandales qu'a connus Facebook, dont une importante atteinte au respect de la vie privée et l'impact sur les élections présidentielles américaines en raison de fausses nouvelles diffusées via le média social. La solution doit être recherchée non pas au niveau de la haute direction elle-même, mais bien à celui du gouvernement. Hughes: ''Mark Zuckerberg ne peut réparer Facebook, mais notre gouvernement peut, lui, y arriver.''