Le Centre hospitalier de Wallonie picarde, le ChWapi, a été victime d'une cyber attaque informatique dimanche soir, à 20h46 précises. Pas moins de 80 des 300 serveurs informatiques ont été touchés. Les données personnelles du service des admissions n'étant plus accessibles, le personnel en est revenu à compulser les anciennes données papier. Aucun vol informatique n'a été commis et aucune demande de rançon n'a été formulée.

Face à cette situation, une centaine d'opérations a été annulée ce lundi. En ce qui concerne les consultations, en fonction des médecins, la majorité a été maintenue. Les patients qui ont vu leur consultation annulée ont été prévenus par SMS ou via un appel téléphonique.

Le service informatique était occupé à relancer le système depuis 6h lundi matin. Une équipe de la Computer Crime Unit de la police fédérale était sur place afin d'épauler les informaticiens du centre hospitalier. Ceux qui souhaitent prendre un rendez-vous sont invités à rappeler plus tard, bon nombre de services étant impactés par cette panne. Le télétravail ne fonctionne plus pour les employés administratifs qui y avaient accès.

Le secteur médical ciblé

ChWapi n'est pas - et de loin - le seul hôpital à avoir dû faire face à des cyber-attaques ces derniers mois. C'est l'ensemble du monde médical qui est ciblé actuellement. Il y a quelques semaines encore, des laboratoires médicaux effectuant des tests covid ont ainsi été touchés. En Allemagne, une patiente est décédée en décembre, parce que l'ambulance dans laquelle elle se trouvait, avait été forcée de la transporter dans une autre clinique, étant donné que la plus proche ne pouvait accueillir des patients en raison justement d'une attaque du genre.

C'est là une tendance, indique Check Point Research dans un rapport. Les chercheurs en sécurité annoncent une hausse de 45% du nombre de cyber-attaques lancées contre des institutions de soins ces deux derniers mois au niveau mondial. L'idée sous-jacente est que les hôpitaux - surtout en cette période - ne peuvent se permettre de rester longtemps paralysés et acceptent donc de verser plus rapidement la rançon demandée. Selon Check Point Research, le nombre d'attaques ciblant des organisations médicales a progressé deux fois plus rapidement que dans les autres secteurs.

Le Centre hospitalier de Wallonie picarde, le ChWapi, a été victime d'une cyber attaque informatique dimanche soir, à 20h46 précises. Pas moins de 80 des 300 serveurs informatiques ont été touchés. Les données personnelles du service des admissions n'étant plus accessibles, le personnel en est revenu à compulser les anciennes données papier. Aucun vol informatique n'a été commis et aucune demande de rançon n'a été formulée. Face à cette situation, une centaine d'opérations a été annulée ce lundi. En ce qui concerne les consultations, en fonction des médecins, la majorité a été maintenue. Les patients qui ont vu leur consultation annulée ont été prévenus par SMS ou via un appel téléphonique. Le service informatique était occupé à relancer le système depuis 6h lundi matin. Une équipe de la Computer Crime Unit de la police fédérale était sur place afin d'épauler les informaticiens du centre hospitalier. Ceux qui souhaitent prendre un rendez-vous sont invités à rappeler plus tard, bon nombre de services étant impactés par cette panne. Le télétravail ne fonctionne plus pour les employés administratifs qui y avaient accès.Le secteur médical cibléChWapi n'est pas - et de loin - le seul hôpital à avoir dû faire face à des cyber-attaques ces derniers mois. C'est l'ensemble du monde médical qui est ciblé actuellement. Il y a quelques semaines encore, des laboratoires médicaux effectuant des tests covid ont ainsi été touchés. En Allemagne, une patiente est décédée en décembre, parce que l'ambulance dans laquelle elle se trouvait, avait été forcée de la transporter dans une autre clinique, étant donné que la plus proche ne pouvait accueillir des patients en raison justement d'une attaque du genre.C'est là une tendance, indique Check Point Research dans un rapport. Les chercheurs en sécurité annoncent une hausse de 45% du nombre de cyber-attaques lancées contre des institutions de soins ces deux derniers mois au niveau mondial. L'idée sous-jacente est que les hôpitaux - surtout en cette période - ne peuvent se permettre de rester longtemps paralysés et acceptent donc de verser plus rapidement la rançon demandée. Selon Check Point Research, le nombre d'attaques ciblant des organisations médicales a progressé deux fois plus rapidement que dans les autres secteurs.