Le Brexit provoque depuis quelques années déjà d'importantes incertitudes parmi les propriétaires britanniques d'un domaine .EU. De toute façon, il ne sera plus possible pour les Britanniques d'encore enregistrer un nouveau nom de domaine. Mais le traitement des domaines existants est lui aussi devenu ces dernières années un véritable feuilleton, dont les règles ont changé plusieurs fois.

Les règles définitives, qui ont été fixées l'été dernier, stipulent que les noms de domaine .EU existants enregistrés par des Britanniques au Royaume-Uni sont suspendus depuis le 1er janvier, selon le gestionnaire EURid. Leurs sites web et les adresses e-mail correspondantes ne sont plus utilisables, mais les sites peuvent encore être cédés pendant trois mois (jusqu'au 31 mars) et ensuite redevenir actifs.

Cette cession - en pratique surtout une adaptation des données - doit se faire afin que le domaine tombe entre les mains d'une entité dans un pays de l'UE ou d'un habitant de l'UE. Ce dernier peut résider en Grande-Bretagne et à l'inverse, il peut s'agir aussi d'un Britannique habitant dans un pays de l'UE.

Cette approche contrevient aux règles usuelles, en vertu desquelles un domaine peut être conservé aussi longtemps que les coûts afférents sont payés en l'absence de toute autre raison, comme une saisie par des services d'ordre. Mais c'est déjà là un sérieux assouplissement par rapport au plan original, où tous les domaines .EU liés à un citoyen britannique ou à une adresse en Grande-Bretagne allaient être automatiquement interrompus.

Enorme recul

Mais les dommages semblent être importants entre-temps. The Register observe qu'en 2018, quelque 317.000 domaines .EU britanniques avaient encore été enregistrés, contre 81.470 seulement aujourd'hui.

Il est possible qu'une partie d'entre eux aient été récemment transférés à une adresse ou à un habitant de l'UE. Mais il est probable que la plupart ont été suspendus ces dernières années, après que l'UE ait menacé de supprimer de toute façon les domaines. L'UE elle-même en a perdu, car bien que les noms de domaine soient exploités par EURid, une petite partie des frais d'enregistrement transite également par l'UE.

Même s'il a fallu plus de quatre ans pour mener le Brexit à bien, il y a à présent encore une période de transition de trois mois pour quiconque n'a pas suivi la saga de ces dernières années et constate depuis vendredi passé que son site web ne fonctionne plus. Les plus de 81.000 noms de domaine qui ne sont pas adaptés, risquent dès lors de disparaître définitivement à partir du 31 mars.

Le Brexit provoque depuis quelques années déjà d'importantes incertitudes parmi les propriétaires britanniques d'un domaine .EU. De toute façon, il ne sera plus possible pour les Britanniques d'encore enregistrer un nouveau nom de domaine. Mais le traitement des domaines existants est lui aussi devenu ces dernières années un véritable feuilleton, dont les règles ont changé plusieurs fois.Les règles définitives, qui ont été fixées l'été dernier, stipulent que les noms de domaine .EU existants enregistrés par des Britanniques au Royaume-Uni sont suspendus depuis le 1er janvier, selon le gestionnaire EURid. Leurs sites web et les adresses e-mail correspondantes ne sont plus utilisables, mais les sites peuvent encore être cédés pendant trois mois (jusqu'au 31 mars) et ensuite redevenir actifs.Cette cession - en pratique surtout une adaptation des données - doit se faire afin que le domaine tombe entre les mains d'une entité dans un pays de l'UE ou d'un habitant de l'UE. Ce dernier peut résider en Grande-Bretagne et à l'inverse, il peut s'agir aussi d'un Britannique habitant dans un pays de l'UE.Cette approche contrevient aux règles usuelles, en vertu desquelles un domaine peut être conservé aussi longtemps que les coûts afférents sont payés en l'absence de toute autre raison, comme une saisie par des services d'ordre. Mais c'est déjà là un sérieux assouplissement par rapport au plan original, où tous les domaines .EU liés à un citoyen britannique ou à une adresse en Grande-Bretagne allaient être automatiquement interrompus.Enorme reculMais les dommages semblent être importants entre-temps. The Register observe qu'en 2018, quelque 317.000 domaines .EU britanniques avaient encore été enregistrés, contre 81.470 seulement aujourd'hui.Il est possible qu'une partie d'entre eux aient été récemment transférés à une adresse ou à un habitant de l'UE. Mais il est probable que la plupart ont été suspendus ces dernières années, après que l'UE ait menacé de supprimer de toute façon les domaines. L'UE elle-même en a perdu, car bien que les noms de domaine soient exploités par EURid, une petite partie des frais d'enregistrement transite également par l'UE.Même s'il a fallu plus de quatre ans pour mener le Brexit à bien, il y a à présent encore une période de transition de trois mois pour quiconque n'a pas suivi la saga de ces dernières années et constate depuis vendredi passé que son site web ne fonctionne plus. Les plus de 81.000 noms de domaine qui ne sont pas adaptés, risquent dès lors de disparaître définitivement à partir du 31 mars.