Sous la pression de consommateurs actifs et d'organisations des droits de l'homme, de grands publicitaires tels que Coca-Cola, Unilever et Starbucks ont provisoirement suspendu leurs campagnes publicitaires sur Facebook. Le boycott concerne aussi d'autres réseaux sociaux, mais Facebook est particulièrement dans la ligne de mire. Sur le plan financier, les dommages restent pour l'heure limités, le risque étant surtout politique. Le motif direct du boycott est lié aux annonces racistes qui engendrent des tensions depuis les protestations Black Lives Matter contre la violence policière. Mais ce n'est que la goutte qui a fait déborder le vase. Depuis près de quatre ans, Facebook ne réagit pas, ou tardivement, face à la haine sur sa plateforme ou à d'autres déclarations susceptibles de mettre des gens en danger.

Le boycott publicitaire contraint Facebook à la confrontation avec Trump

Les grands publicitaires obligent Facebook à faire un choix que le CEO Mark Zuckerberg élude depuis de nombreuses années. Facebook ne continuera à recevoir leur argent que s'il intervient avec plus de poigne contre la haine en ligne. À l'instar d'autres sociétés Internet, Facebook se retranche derrière l'excuse que ce n'est rien de plus qu'une plateforme, et qu'elle adopte la ligne la plus neutre possible pour garantir la liberté d'expression et le droit à l'information.

Le président américain Donald Trump et ses partisans accusent Facebook et d'autres géants technologiques de les passer sous silence. C'est assez risible vu l'énorme popularité des pages de la droite radicale et d'extrême droite sur Facebook, mais aussi vu le fait que Facebook conseille activement Donald Trump et d'autres politiciens républicains sur leur marketing en ligne. Néanmoins, maintenant que Facebook va lutter plus énergiquement contre la propagande qui vise certaines communautés, Trump et compagnie vont peut-être chercher davantage la confrontation. Trump pourra bien prouver ultérieurement qu'il a été censuré, même si Facebook et d'autres grandes plateformes, qui sont des entreprises privées, sont en droit de le faire. Seulement, Trump peut ameuter ses partisans contre le géant technologique et, si nécessaire, même ordonner une enquête de concurrence susceptible de démonter Facebook.

Sous la pression de consommateurs actifs et d'organisations des droits de l'homme, de grands publicitaires tels que Coca-Cola, Unilever et Starbucks ont provisoirement suspendu leurs campagnes publicitaires sur Facebook. Le boycott concerne aussi d'autres réseaux sociaux, mais Facebook est particulièrement dans la ligne de mire. Sur le plan financier, les dommages restent pour l'heure limités, le risque étant surtout politique. Le motif direct du boycott est lié aux annonces racistes qui engendrent des tensions depuis les protestations Black Lives Matter contre la violence policière. Mais ce n'est que la goutte qui a fait déborder le vase. Depuis près de quatre ans, Facebook ne réagit pas, ou tardivement, face à la haine sur sa plateforme ou à d'autres déclarations susceptibles de mettre des gens en danger.Les grands publicitaires obligent Facebook à faire un choix que le CEO Mark Zuckerberg élude depuis de nombreuses années. Facebook ne continuera à recevoir leur argent que s'il intervient avec plus de poigne contre la haine en ligne. À l'instar d'autres sociétés Internet, Facebook se retranche derrière l'excuse que ce n'est rien de plus qu'une plateforme, et qu'elle adopte la ligne la plus neutre possible pour garantir la liberté d'expression et le droit à l'information.Le président américain Donald Trump et ses partisans accusent Facebook et d'autres géants technologiques de les passer sous silence. C'est assez risible vu l'énorme popularité des pages de la droite radicale et d'extrême droite sur Facebook, mais aussi vu le fait que Facebook conseille activement Donald Trump et d'autres politiciens républicains sur leur marketing en ligne. Néanmoins, maintenant que Facebook va lutter plus énergiquement contre la propagande qui vise certaines communautés, Trump et compagnie vont peut-être chercher davantage la confrontation. Trump pourra bien prouver ultérieurement qu'il a été censuré, même si Facebook et d'autres grandes plateformes, qui sont des entreprises privées, sont en droit de le faire. Seulement, Trump peut ameuter ses partisans contre le géant technologique et, si nécessaire, même ordonner une enquête de concurrence susceptible de démonter Facebook.