Avec de tels montants, le "Big Tech" dépense chaque année davantage que les secteurs du pharma, de l'industrie automobile ou de la finance en lobbying UE. Il faut y voir, selon les deux ONG basées à Bruxelles et Cologne, une tentative d'influence sur les futures législations européennes sur les services et les marchés numériques, que négocient actuellement les institutions de l'UE.

Pas moins de 612 entreprises, organismes et groupes d'intérêts contribuent à ce lobbying, dont dix assurent un tiers (32 millions) du total dépensé: Vodafone, Qualcomm, Intel, IBM, Amazon, Huawei, Apple, Microsoft, Facebook et Google. Un cinquième des lobbyistes ont leur siège central aux États-Unis. Jusqu'ici, ce sont les représentants de Google et de Facebook qui ont tenu le plus de réunions avec la Commission européenne.

"Ce lobbying n'a qu'un but: s'opposer à des règles strictes qui affecteraient le modèle commercial du Big Tech et ses marges bénéficiaires", selon la chercheuse Margarida Silva (CEO). La Commission cherche précisément à restreindre le pouvoir des Google, Amazon et Cie, relève Max Bank, porte-parole de LobbyControl. "L'industrie du numérique monte donc au créneau, et son lobbying risque d'affaiblir les propositions législatives", avertit-il.

"D'un point de vue démocratique, ces énormes budgets sont inquiétants et pour le moins malsains", ajoute Margarida Silva. "Car les efforts fournis pour réguler l'économie du numérique visent à rendre internet meilleur, au bénéfice des citoyens, des PME et des communautés. Il est crucial que ces discussions associent les citoyens et aboutissent à des votes indépendants, pour que ce ne soit pas le lobbying des entreprises qui décide de la technologie de demain".

Avec de tels montants, le "Big Tech" dépense chaque année davantage que les secteurs du pharma, de l'industrie automobile ou de la finance en lobbying UE. Il faut y voir, selon les deux ONG basées à Bruxelles et Cologne, une tentative d'influence sur les futures législations européennes sur les services et les marchés numériques, que négocient actuellement les institutions de l'UE. Pas moins de 612 entreprises, organismes et groupes d'intérêts contribuent à ce lobbying, dont dix assurent un tiers (32 millions) du total dépensé: Vodafone, Qualcomm, Intel, IBM, Amazon, Huawei, Apple, Microsoft, Facebook et Google. Un cinquième des lobbyistes ont leur siège central aux États-Unis. Jusqu'ici, ce sont les représentants de Google et de Facebook qui ont tenu le plus de réunions avec la Commission européenne. "Ce lobbying n'a qu'un but: s'opposer à des règles strictes qui affecteraient le modèle commercial du Big Tech et ses marges bénéficiaires", selon la chercheuse Margarida Silva (CEO). La Commission cherche précisément à restreindre le pouvoir des Google, Amazon et Cie, relève Max Bank, porte-parole de LobbyControl. "L'industrie du numérique monte donc au créneau, et son lobbying risque d'affaiblir les propositions législatives", avertit-il. "D'un point de vue démocratique, ces énormes budgets sont inquiétants et pour le moins malsains", ajoute Margarida Silva. "Car les efforts fournis pour réguler l'économie du numérique visent à rendre internet meilleur, au bénéfice des citoyens, des PME et des communautés. Il est crucial que ces discussions associent les citoyens et aboutissent à des votes indépendants, pour que ce ne soit pas le lobbying des entreprises qui décide de la technologie de demain".