Longtemps considéré comme un modèle de réussite pour les entreprises chinoises, Alibaba a été le premier à subir la vindicte des autorités. Il y a un an, le pouvoir communiste avait coupé les ailes du groupe privé, en stoppant la gigantesque entrée en Bourse de sa filiale de paiement Ant Group à Hong Kong, 48 heures avant l'événement. Présentée alors comme la plus grosse levée de fonds de tous les temps, l'opération aurait dû lui rapporter 27,4 milliards d'euros.

Le mois suivant, Alibaba était visé par une enquête pour entrave à la concurrence. Le groupe fondé par le fantasque Jack Ma a depuis été condamné au printemps à une amende de 2,3 milliards d'euros. Et les autorités ont ensuite étendu leur durcissement réglementaire à d'autres secteurs lucratifs (cours de soutien privés, livraison de repas, divertissement, jeux vidéo), faisant perdre des milliards de yuans de capitaux. Jeudi, Alibaba a fait état d'un très fort ralentissement de son bénéfice au deuxième trimestre de son exercice décalé. Il s'élève à 5,37 milliards de yuans (741,3 millions d'euros) pour la période de juillet à septembre, contre 28,7 milliards de yuans un an plus tôt, soit un repli de 81%.

Son chiffre d'affaires, en revanche, est en hausse de 29% sur un an, à 155 milliards de yuans (21,4 milliards d'euros). L'entreprise dit s'attendre à une progression de ses ventes de l'ordre de 20 à 23% cette année, tout en avertissant de "risques et incertitudes" qui pourraient pénaliser ses activités. Depuis un an, Jack Ma fait profil bas après des critiques publiques à l'encontre du régulateur chinois, qui semblent avoir valu à son groupe d'être dans le viseur de Pékin. Le quotidien hongkongais South China Morning Post (SCMP), propriété d'Alibaba, affirmait le mois dernier que Jack Ma était en Europe pour une série de réunions d'affaires.

Ce premier déplacement à l'étranger laisse à penser que Jack Ma, qui a quitté en 2019 la direction d'Alibaba, ne fait pas l'objet de poursuites. Dans le cadre d'enquêtes, la Chine empêche parfois certaines personnes de quitter le territoire. Alibaba se fait également plus discret qu'à l'accoutumée, notamment pour sa "Fête des célibataires", qui donne lieu à des réductions monstres en ligne. Pendant des années, ces soldes étaient accompagnées d'une intense campagne médiatique de la part d'Alibaba, avec écran géant montrant en direct, l'évolution du montant des transactions réalisées sur ses plateformes. Mais cette année le 11 novembre, point de tambours ni trompettes ou de commentaires triomphants de la part de responsables d'Alibaba. Lancée par Alibaba il y a une décennie, la "Fête des célibataires" tombe chaque année le 11 novembre (11/11), en raison de la succession de "1" dans la date qui symbolisent le célibat.

Longtemps considéré comme un modèle de réussite pour les entreprises chinoises, Alibaba a été le premier à subir la vindicte des autorités. Il y a un an, le pouvoir communiste avait coupé les ailes du groupe privé, en stoppant la gigantesque entrée en Bourse de sa filiale de paiement Ant Group à Hong Kong, 48 heures avant l'événement. Présentée alors comme la plus grosse levée de fonds de tous les temps, l'opération aurait dû lui rapporter 27,4 milliards d'euros. Le mois suivant, Alibaba était visé par une enquête pour entrave à la concurrence. Le groupe fondé par le fantasque Jack Ma a depuis été condamné au printemps à une amende de 2,3 milliards d'euros. Et les autorités ont ensuite étendu leur durcissement réglementaire à d'autres secteurs lucratifs (cours de soutien privés, livraison de repas, divertissement, jeux vidéo), faisant perdre des milliards de yuans de capitaux. Jeudi, Alibaba a fait état d'un très fort ralentissement de son bénéfice au deuxième trimestre de son exercice décalé. Il s'élève à 5,37 milliards de yuans (741,3 millions d'euros) pour la période de juillet à septembre, contre 28,7 milliards de yuans un an plus tôt, soit un repli de 81%. Son chiffre d'affaires, en revanche, est en hausse de 29% sur un an, à 155 milliards de yuans (21,4 milliards d'euros). L'entreprise dit s'attendre à une progression de ses ventes de l'ordre de 20 à 23% cette année, tout en avertissant de "risques et incertitudes" qui pourraient pénaliser ses activités. Depuis un an, Jack Ma fait profil bas après des critiques publiques à l'encontre du régulateur chinois, qui semblent avoir valu à son groupe d'être dans le viseur de Pékin. Le quotidien hongkongais South China Morning Post (SCMP), propriété d'Alibaba, affirmait le mois dernier que Jack Ma était en Europe pour une série de réunions d'affaires. Ce premier déplacement à l'étranger laisse à penser que Jack Ma, qui a quitté en 2019 la direction d'Alibaba, ne fait pas l'objet de poursuites. Dans le cadre d'enquêtes, la Chine empêche parfois certaines personnes de quitter le territoire. Alibaba se fait également plus discret qu'à l'accoutumée, notamment pour sa "Fête des célibataires", qui donne lieu à des réductions monstres en ligne. Pendant des années, ces soldes étaient accompagnées d'une intense campagne médiatique de la part d'Alibaba, avec écran géant montrant en direct, l'évolution du montant des transactions réalisées sur ses plateformes. Mais cette année le 11 novembre, point de tambours ni trompettes ou de commentaires triomphants de la part de responsables d'Alibaba. Lancée par Alibaba il y a une décennie, la "Fête des célibataires" tombe chaque année le 11 novembre (11/11), en raison de la succession de "1" dans la date qui symbolisent le célibat.