Le centre de San Francisco se teinte de rouge cette semaine. Oracle organise en effet son méga-événement annuel Oracle Open World dans le coeur de la Silicon Valley. Cinq jours durant, 60.000 visiteurs vont arpenter le Moscone Convention Center et y seront accueillis par pas moins de 3.000 orateurs différents issus de tous les coins de la planète.

Durant son discours d'ouverture suivi par un très nombreux public et qui était, comme on pouvait s'y attendre, consacré à l'informatique dans le nuage, alias le cloud computing, le fondateur et actuel CTO d'Oracle, Larry Ellison, se laissa aller à quelques déclarations piquantes. C'est ainsi que le flamboyant et immensément riche homme d'affaires s'est lui-même posé la question de savoir où en étaient ses deux plus grands concurrents, IBM et SAP.

"Nous ne rencontrons plus souvent ces deux entreprises, ce qui est un peu un choc pour nous", a-t-il déclaré. "IBM était l'entreprise la plus en vue autrefois, mais elle n'est nulle part dans le nuage. Il en va de même pour SAP, qui est quand même le principal créateur d'applications au monde. L'on en est arrivé à un point tel que l'on n'accorde même plus d'attention à ces deux entreprises."

Les acteurs qu'Ellison et consorts rencontrent régulièrement sur le marché du 'cloud', ont pour nom Amazon, Microsoft et, dans une moindre mesure, Google. Pour Microsoft, Larry se laissa même aller à quelques compliments: "Microsoft est la seule entreprise qui, tout comme Oracle, a basculé entièrement vers le nuage et qui, comme nous, est un concurrent agressif dans les domaines du cloud: Software as a Service (SaaS), Platform as a Service (PaaS) et Infrastructure as a Service (IaaS)."

Ellison présenta aussi des chiffres démontrant combien de clients SaaS Oracle avait attirés l'année dernière. En volume, Oracle en est actuellement au même stade que Workday (logiciels de gestion RH et financière très populaires dans le nuage) et n'est précédée que par Salesforce.

Informatique dans le nuage

Tout comme d'autres géants IT traditionnels, Oracle doit effectuer la transition de l'informatique sur site (on premise) vers l'informatique dans le nuage (cloud computing). Oracle a crû en vendant des bases de données et des logiciels professionnels (enterprise software) que les clients déployaient dans leur environnement d'entreprise, mais ce modèle -très rentable- est mis sous pression parce que toujours plus de clients louent leurs logiciels et leur infrastructure à des entreprises telles Amazon et Google.

Comme ce fut le cas des 'vieux concurrents' IBM et SAP, Oracle n'a du reste réalisé que tard qu'elle devait changer son fusil d'épaule, plus précisément lorsque les rentrées provenant de l'on premise se mirent à stagner. Et même si les activités cloud de l'entreprise progressent toujours plus rapidement ces jours-ci, elles sont encore loin d'avoir atteint le niveau de ce qu'Oracle a fait et fait encore en on premise.

"Ce n'est pas un problème en soi", a encore ajouté Larry Ellison. "Le nuage est une jeune activité, où beaucoup de choses sont encore possibles. Et l'on premise ne va pas non plus disparaître du jour au lendemain. Les deux continueront de coexister à coup sûr durant 20 ans."

"Actuellement, les plus grandes entreprises cloud enregistrent un chiffre d'affaires de 6 milliards de dollars", a poursuivi le CTO, faisant ainsi référence à Salesforce. "Alors que les plus grandes entreprises technologiques atteignent des montants compris entre 38 et 100 milliards de dollars."

Pourtant, Ellison comprend à nul autre pareil que le nuage a modifié le paysage en profondeur. Voilà qui explique pourquoi son entreprise a retravaillé et réécrit toute sa gamme à la mesure du cloud.

"Nous avons du reste fait plus que réécrire nos applis business. Notre middleware a également dû être mis à l'heure du nuage. Tout comme notre technologie de base de données. Après dix ans, nous avons quasiment mené à bien ce processus. Oracle est prête à accomplir le pas suivant."

Oracle possède 420.000 clients au niveau mondial. Quelque 20 pour cent d'entre eux achèteraient aujourd'hui des services cloud.

Le centre de San Francisco se teinte de rouge cette semaine. Oracle organise en effet son méga-événement annuel Oracle Open World dans le coeur de la Silicon Valley. Cinq jours durant, 60.000 visiteurs vont arpenter le Moscone Convention Center et y seront accueillis par pas moins de 3.000 orateurs différents issus de tous les coins de la planète. Durant son discours d'ouverture suivi par un très nombreux public et qui était, comme on pouvait s'y attendre, consacré à l'informatique dans le nuage, alias le cloud computing, le fondateur et actuel CTO d'Oracle, Larry Ellison, se laissa aller à quelques déclarations piquantes. C'est ainsi que le flamboyant et immensément riche homme d'affaires s'est lui-même posé la question de savoir où en étaient ses deux plus grands concurrents, IBM et SAP. "Nous ne rencontrons plus souvent ces deux entreprises, ce qui est un peu un choc pour nous", a-t-il déclaré. "IBM était l'entreprise la plus en vue autrefois, mais elle n'est nulle part dans le nuage. Il en va de même pour SAP, qui est quand même le principal créateur d'applications au monde. L'on en est arrivé à un point tel que l'on n'accorde même plus d'attention à ces deux entreprises." Les acteurs qu'Ellison et consorts rencontrent régulièrement sur le marché du 'cloud', ont pour nom Amazon, Microsoft et, dans une moindre mesure, Google. Pour Microsoft, Larry se laissa même aller à quelques compliments: "Microsoft est la seule entreprise qui, tout comme Oracle, a basculé entièrement vers le nuage et qui, comme nous, est un concurrent agressif dans les domaines du cloud: Software as a Service (SaaS), Platform as a Service (PaaS) et Infrastructure as a Service (IaaS)."Ellison présenta aussi des chiffres démontrant combien de clients SaaS Oracle avait attirés l'année dernière. En volume, Oracle en est actuellement au même stade que Workday (logiciels de gestion RH et financière très populaires dans le nuage) et n'est précédée que par Salesforce.Informatique dans le nuageTout comme d'autres géants IT traditionnels, Oracle doit effectuer la transition de l'informatique sur site (on premise) vers l'informatique dans le nuage (cloud computing). Oracle a crû en vendant des bases de données et des logiciels professionnels (enterprise software) que les clients déployaient dans leur environnement d'entreprise, mais ce modèle -très rentable- est mis sous pression parce que toujours plus de clients louent leurs logiciels et leur infrastructure à des entreprises telles Amazon et Google. Comme ce fut le cas des 'vieux concurrents' IBM et SAP, Oracle n'a du reste réalisé que tard qu'elle devait changer son fusil d'épaule, plus précisément lorsque les rentrées provenant de l'on premise se mirent à stagner. Et même si les activités cloud de l'entreprise progressent toujours plus rapidement ces jours-ci, elles sont encore loin d'avoir atteint le niveau de ce qu'Oracle a fait et fait encore en on premise. "Ce n'est pas un problème en soi", a encore ajouté Larry Ellison. "Le nuage est une jeune activité, où beaucoup de choses sont encore possibles. Et l'on premise ne va pas non plus disparaître du jour au lendemain. Les deux continueront de coexister à coup sûr durant 20 ans.""Actuellement, les plus grandes entreprises cloud enregistrent un chiffre d'affaires de 6 milliards de dollars", a poursuivi le CTO, faisant ainsi référence à Salesforce. "Alors que les plus grandes entreprises technologiques atteignent des montants compris entre 38 et 100 milliards de dollars." Pourtant, Ellison comprend à nul autre pareil que le nuage a modifié le paysage en profondeur. Voilà qui explique pourquoi son entreprise a retravaillé et réécrit toute sa gamme à la mesure du cloud. "Nous avons du reste fait plus que réécrire nos applis business. Notre middleware a également dû être mis à l'heure du nuage. Tout comme notre technologie de base de données. Après dix ans, nous avons quasiment mené à bien ce processus. Oracle est prête à accomplir le pas suivant." Oracle possède 420.000 clients au niveau mondial. Quelque 20 pour cent d'entre eux achèteraient aujourd'hui des services cloud.