L'accord passé date de mai de l'année dernière déjà et transforme l'opérateur britannique Vodafone, à l'origine surtout un acteur mobile, en un fournisseur capable de proposer tant du mobile, de l'internet fixe que de la TV en Allemagne et en Europe centrale. Vodafone versera 19 milliards d'euros (22 milliards de dollars) pour ce rachat.

La Commission européenne a donc approuvé l'accord, même s'il est soumis à certaines conditions. C'est ainsi que Vodafone doit ouvrir son réseau à haut débit à Telefonica Deutschland. Pour le numéro un du marché, Deutsche Telekom, ces conditions sont limitées. Voilà pourquoi il envisage de faire appel, selon l'agence de presse Reuters.

La commissaire européenne en charge de la concurrence Margrethe Vestager évoque l'obligation pour Vodafone de garantir des prix corrects et des services de qualité après le rachat.

L'ensemble du réseau dans les quatre pays touchera 23,7 millions de ménages. En Allemagne, le marché le plus important, Liberty Global est (ou plus exactement était) active sous l'appellation Unitymedia. Elle n'était pas une concurrente directe de Vodafone du fait que les deux acteurs desservaient des régions différentes en Allemagne.