En Russie, la multiplication des mesures visant les réseaux sociaux et médias indépendants ou étrangers suscitent l'inquiétude dans les rangs des critiques du pouvoir, qui y voient des tentatives de juguler les derniers espaces de liberté d'expression et d'opposition.

Après l'adoption du texte mardi, la Douma (chambre basse du Parlement) a expliqué sur son site que les représentations des "compagnie étrangères de technologies de l'information" seront "responsables de toute infraction au droit russe, pourront coopérer avec les structures étatiques et limiter la diffusion de contenus violant la législation russe". La proposition de loi, dont l'adoption définitive dans les semaines à venir ne fait guère de doutes, vise les entreprises dont les ressources en ligne ont une audience quotidienne supérieure à 500.000 utilisateurs en Russie.

Les américains YouTube, Google, Facebook et Twitter sont nommés dans la note explicative accompagnant le texte. La proposition de loi a d'ailleurs été rédigée alors que les autorités russes ont multiplié ces dernières semaines les critiques et offensives judiciaires contre ces géants. Moscou leur reproche de ne pas avoir supprimé des publications appelant à manifester pour l'opposant emprisonné Alexeï Navalny, de censurer des contenus pro-russes ou encore de laisser en ligne des contenus faisant l'apologie de drogues ou du suicide.

Le président Vladimir Poutine a déjà signé en février une série de lois durcissant les amendes pour des violations commises par des manifestants ou des géants de l'internet, après une vague de protestations anti-pouvoir. Fin janvier, il avait jugé que les géants de l'internet étaient "en concurrence de facto avec les Etats", dénonçant leurs "tentatives de contrôler brutalement la société". La Russie s'est en outre dotée en 2019 d'une loi pour le développement d'un internet souverain. Les autorités démentent vouloir bâtir un réseau national sous contrôle, comme c'est le cas en Chine, mais c'est exactement ce que craignent ONG et opposants.

Les réseaux sociaux sont en outre déjà obligés de stocker en territoire russe les données de leurs utilisateurs russes.

En Russie, la multiplication des mesures visant les réseaux sociaux et médias indépendants ou étrangers suscitent l'inquiétude dans les rangs des critiques du pouvoir, qui y voient des tentatives de juguler les derniers espaces de liberté d'expression et d'opposition.Après l'adoption du texte mardi, la Douma (chambre basse du Parlement) a expliqué sur son site que les représentations des "compagnie étrangères de technologies de l'information" seront "responsables de toute infraction au droit russe, pourront coopérer avec les structures étatiques et limiter la diffusion de contenus violant la législation russe". La proposition de loi, dont l'adoption définitive dans les semaines à venir ne fait guère de doutes, vise les entreprises dont les ressources en ligne ont une audience quotidienne supérieure à 500.000 utilisateurs en Russie.Les américains YouTube, Google, Facebook et Twitter sont nommés dans la note explicative accompagnant le texte. La proposition de loi a d'ailleurs été rédigée alors que les autorités russes ont multiplié ces dernières semaines les critiques et offensives judiciaires contre ces géants. Moscou leur reproche de ne pas avoir supprimé des publications appelant à manifester pour l'opposant emprisonné Alexeï Navalny, de censurer des contenus pro-russes ou encore de laisser en ligne des contenus faisant l'apologie de drogues ou du suicide.Le président Vladimir Poutine a déjà signé en février une série de lois durcissant les amendes pour des violations commises par des manifestants ou des géants de l'internet, après une vague de protestations anti-pouvoir. Fin janvier, il avait jugé que les géants de l'internet étaient "en concurrence de facto avec les Etats", dénonçant leurs "tentatives de contrôler brutalement la société". La Russie s'est en outre dotée en 2019 d'une loi pour le développement d'un internet souverain. Les autorités démentent vouloir bâtir un réseau national sous contrôle, comme c'est le cas en Chine, mais c'est exactement ce que craignent ONG et opposants.Les réseaux sociaux sont en outre déjà obligés de stocker en territoire russe les données de leurs utilisateurs russes.