Un procès avait été intenté en 2019 par le Britannique Ed Bridges à l'encontre de la South Wales Police, parce que son visage avait été scanné en 2017 et 2018 par ladite police, ce qui, selon lui, violait ses droits. Bridges avait été débouté l'année dernière, mais en appel, le tribunal lui donne à présent raison.

Selon Ars Technica, le juge affirme que la manière dont la police utilise la technologie de reconnaissance faciale présente des 'manquements fondamentaux' et enfreint plusieurs lois.

Les agents individuels sont aussi trop livrés à eux-mêmes. Il ne s'agit pas tant du logiciel de reconnaissance faciale proprement dit, mais bien de qui est placé sur la liste des personnes à identifier, ainsi que de la base sur laquelle la reconnaissance automatique est utilisée en des lieux spécifiques. On examine en outre trop peu si le logiciel utilisé lèse certaines races ou genres.

Correspondances fautives

En théorie, la reconnaissance faciale permet aux services de police de contrôler de manière automatique si des criminels recherchés se présentent en des endroits spécifiques. Il peut s'agir par exemple d'un stade de football, mais aussi de lieux densément peuplés dans une ville. Dans la pratique, des erreurs ont cependant souvent déjà été observées. Lors d'un test effectué en 2018, il est en effet apparu que sur 2.500 correspondances, pas moins de 2.300 étaient fautives, soit 92 pour cent. Une étude réalisée par l'université d'Essex avait montré l'année dernière qu'un scan de quelques milliers de personnes avait engendré 42 correspondances de personnes recherchées. Sur ces 42, il y avait cependant 34 cas de fausse alarme. Le risque que la reconnaissance faciale automatique identifie fautivement une personne recherchée, est donc très grand.

Ne pas interdire, mais adapter

Mais cette condamnation ne signifie pas, selon Ars Technica, que la reconnaissance faciale soit interdite désormais. Il faudra cependant que tous les services de police en Grande-Bretagne manipulent dorénavant la technologie de manière plus rigoureuse, afin qu'elle n'enfreigne plus les droits de l'homme. La police de South Wales a déjà annoncé qu'elle n'irait pas en appel de la décision prise.

Un procès avait été intenté en 2019 par le Britannique Ed Bridges à l'encontre de la South Wales Police, parce que son visage avait été scanné en 2017 et 2018 par ladite police, ce qui, selon lui, violait ses droits. Bridges avait été débouté l'année dernière, mais en appel, le tribunal lui donne à présent raison.Selon Ars Technica, le juge affirme que la manière dont la police utilise la technologie de reconnaissance faciale présente des 'manquements fondamentaux' et enfreint plusieurs lois.Les agents individuels sont aussi trop livrés à eux-mêmes. Il ne s'agit pas tant du logiciel de reconnaissance faciale proprement dit, mais bien de qui est placé sur la liste des personnes à identifier, ainsi que de la base sur laquelle la reconnaissance automatique est utilisée en des lieux spécifiques. On examine en outre trop peu si le logiciel utilisé lèse certaines races ou genres.Correspondances fautivesEn théorie, la reconnaissance faciale permet aux services de police de contrôler de manière automatique si des criminels recherchés se présentent en des endroits spécifiques. Il peut s'agir par exemple d'un stade de football, mais aussi de lieux densément peuplés dans une ville. Dans la pratique, des erreurs ont cependant souvent déjà été observées. Lors d'un test effectué en 2018, il est en effet apparu que sur 2.500 correspondances, pas moins de 2.300 étaient fautives, soit 92 pour cent. Une étude réalisée par l'université d'Essex avait montré l'année dernière qu'un scan de quelques milliers de personnes avait engendré 42 correspondances de personnes recherchées. Sur ces 42, il y avait cependant 34 cas de fausse alarme. Le risque que la reconnaissance faciale automatique identifie fautivement une personne recherchée, est donc très grand.Ne pas interdire, mais adapterMais cette condamnation ne signifie pas, selon Ars Technica, que la reconnaissance faciale soit interdite désormais. Il faudra cependant que tous les services de police en Grande-Bretagne manipulent dorénavant la technologie de manière plus rigoureuse, afin qu'elle n'enfreigne plus les droits de l'homme. La police de South Wales a déjà annoncé qu'elle n'irait pas en appel de la décision prise.