KPMG et Harvey Nash ont entre juin et août questionné 4.200 CIO. Il en est ressorti quelques chiffres intéressants. C'est ainsi que durant la première vague corona, 15 milliards de dollars (12,8 milliards d'euros) supplémentaires par semaine ont été consacrés à la technologie au niveau mondial.

En mai, l'analyste de marché Gartner prévoyait encore que la crise du corona provoquerait une forte réduction (de l'ordre de 7,3 pour cent) des dépenses technologiques. Mais l'étude d'aujourd'hui ciblant les CIO prétend qu'il y a eu un supplément de dépenses technologiques de quelque cinq pour cent (médiane) afin de faire face à la crise du corona dans les entreprises. Même si les deux peuvent se comprendre, il se peut qu'on ait dépensé nettement plus dans les mesures liées au corona, mais qu'on ait effectué moins d'autres investissements.

Les entreprises se sont surtout focalisées sur la sécurité et la confidentialité, ce qui s'avéra nécessaire. Un quart des participants à l'étude au niveau mondial ont déclaré avoir observé davantage de cyber-attaques lancées contre leur infrastructure. 42 pour cent de ces menaces étaient de l'hameçonnage (phishing) et 23 pour cent du malware.

Autre problème supplémentaire: il s'avéra (encore) plus malaisé de trouver des professionnels de la cyber-sécurité. Selon KPMG et Harvey Nash, cette dernière est actuellement la deuxième compétence technologique la plus demandée après l'architecture d'entreprise. Au niveau mondial, la sécurité domine.

Budgets

La pandémie mondiale a provoqué un surcroît de dépenses en matière de sécurité et de possibilités de télétravail, mais le budget IT est sous pression. Avant la crise, 45 pour cent des CIO tablaient sur une augmentation de leur budget, contre 38 pour cent à présent.

Investissements belges

Selon l'enquête, les CIO belges ont privilégié quatre types d'investissement au cours de la première vague corona: les implémentations à petite échelle de l'AI & Machine Learning (45%), SaaS (36%), l'automatisation intelligente (27%) et le nuage distribué (18%).

Ce qui est étonnant aussi, c'est que neuf répondants sur dix sont préoccupés par la santé mentale de leurs collaborateurs. 66 pour cent d'entre eux ont du reste mis en oeuvre des programmes de soutien de leur personnel en la matière.

L'étude s'est intéressée également aux priorités IT avant et après la crise du corona. Elle montre surtout que 'développer de nouveaux produits et services' et 'tirer des notions utilisables des données' disparaissent du top cinq des priorités. 'Workforce enablement' (habilitation de la main d'oeuvre) et 'l'amélioration de la maniabilité et de la vitesse d'introduction sur le marché' y font par contre leur entrée.

Avant les mesures COVID-19 en Belgique:

  1. Améliorer l'efficience opérationnelle
  2. Améliorer l'implication du client
  3. Développer de nouveaux produits et services
  4. Tirer des notions utilisables des données
  5. Fournir des prestations IT stables et consistantes

Après les mesures COVID-19 en Belgique:

  1. Améliorer l'implication du client
  2. Améliorer l'efficience opérationnelle
  3. Améliorer la maniabilité et la vitesse d'introduction sur le marché
  4. Fournir des prestations IT stables et consistantes
  5. Habiliter la main d'oeuvre
KPMG et Harvey Nash ont entre juin et août questionné 4.200 CIO. Il en est ressorti quelques chiffres intéressants. C'est ainsi que durant la première vague corona, 15 milliards de dollars (12,8 milliards d'euros) supplémentaires par semaine ont été consacrés à la technologie au niveau mondial.En mai, l'analyste de marché Gartner prévoyait encore que la crise du corona provoquerait une forte réduction (de l'ordre de 7,3 pour cent) des dépenses technologiques. Mais l'étude d'aujourd'hui ciblant les CIO prétend qu'il y a eu un supplément de dépenses technologiques de quelque cinq pour cent (médiane) afin de faire face à la crise du corona dans les entreprises. Même si les deux peuvent se comprendre, il se peut qu'on ait dépensé nettement plus dans les mesures liées au corona, mais qu'on ait effectué moins d'autres investissements.Les entreprises se sont surtout focalisées sur la sécurité et la confidentialité, ce qui s'avéra nécessaire. Un quart des participants à l'étude au niveau mondial ont déclaré avoir observé davantage de cyber-attaques lancées contre leur infrastructure. 42 pour cent de ces menaces étaient de l'hameçonnage (phishing) et 23 pour cent du malware.Autre problème supplémentaire: il s'avéra (encore) plus malaisé de trouver des professionnels de la cyber-sécurité. Selon KPMG et Harvey Nash, cette dernière est actuellement la deuxième compétence technologique la plus demandée après l'architecture d'entreprise. Au niveau mondial, la sécurité domine.La pandémie mondiale a provoqué un surcroît de dépenses en matière de sécurité et de possibilités de télétravail, mais le budget IT est sous pression. Avant la crise, 45 pour cent des CIO tablaient sur une augmentation de leur budget, contre 38 pour cent à présent.Selon l'enquête, les CIO belges ont privilégié quatre types d'investissement au cours de la première vague corona: les implémentations à petite échelle de l'AI & Machine Learning (45%), SaaS (36%), l'automatisation intelligente (27%) et le nuage distribué (18%).Ce qui est étonnant aussi, c'est que neuf répondants sur dix sont préoccupés par la santé mentale de leurs collaborateurs. 66 pour cent d'entre eux ont du reste mis en oeuvre des programmes de soutien de leur personnel en la matière.L'étude s'est intéressée également aux priorités IT avant et après la crise du corona. Elle montre surtout que 'développer de nouveaux produits et services' et 'tirer des notions utilisables des données' disparaissent du top cinq des priorités. 'Workforce enablement' (habilitation de la main d'oeuvre) et 'l'amélioration de la maniabilité et de la vitesse d'introduction sur le marché' y font par contre leur entrée.Avant les mesures COVID-19 en Belgique:Après les mesures COVID-19 en Belgique: