Diverses entreprises néerlandaises actives dans le secteur numérique demandent dans un courrier adressé à la secrétaire d'Etat Mona Keijzer (affaires économiques) de presser le gouvernement à faire installer de nouveaux câbles sous-marins dans les eaux territoriales néerlandaises. Selon ces entreprises, c'est tant le climat d'implantation que la souveraineté de l'infrastructure numérique néerlandaise qui sont en jeu.

S'il y a un élément que les circonstances actuelles démontrent, c'est bien que l'importance de la numérisation est cruciale pour l'économie. Le passage forcé massif au télétravail montre que les Pays-Bas peuvent être fiers de leur excellente infrastructure numérique et de leur réputation de noeud mondial des données. Il y a cependant un motif de préoccupation: cette position est mise nettement sous pression. Voilà pourquoi une action coordonnée s'avère nécessaire.

Les Pays-Bas peut-être relégués sur une voie de garage de l'économie numérique globale

Des clusters économiques se manifestent surtout le long des routes commerciales. Il n'en va pas autrement des connexions data numériques tant en mer que sur terre, selon les auteurs du courrier. Ils considèrent qu'en l'absence de nouvelles connexions, les Pays-Bas risquent d'être relégués sur une voie de garage de l'économie numérique globale. "C'est précisément le fait que les Pays-Bas peuvent à présent proposer des connexions directes, qui représente un important argument pour les firmes numériques et technologiques de s'y implanter", affirment les auteurs du courrier Stijn Grove (Dutch Data Center Association) et Michiel Steltman (Digitale Infrastructuur Nederland). "Elles menacent de s'en aller, si la route principale se déplace."

Et la concurrence ne manque pas: les autorités d'autres pays européens se mobilisent actuellement pour s'attirer de nouveaux câbles, afin d'acquérir ainsi une position de concentrateur de données. Il en résulterait que les Pays-Bas perdraient leur position de pays attractif pour s'implanter. De plus, cela entraînerait une perte de connectivité intercontinentale directe en mer, mais aussi des risques pour la souveraineté de l'infrastructure numérique. Une gestion amoindrie des connexions internationales suite à la prise d'indépendance d'autres pays et de grandes firmes technologiques est un scénario indésirable.

Grande diversité des signataires

Le courrier a été signé par 43 organisations, dont des entreprises télécoms, centres de données, grands utilisateurs télécoms, firmes de développement régionale et acteurs d'hébergement et de réseaux.

Tous y soulignent le grand intérêt que cela revêt pour les Pays-Bas, mais indiquent aussi que le théâtre d'action est devenu pour eux trop vaste et trop intensif en capital, pour qu'ils puissent encore y jouer seuls un rôle. Les auteurs du courrier invitent donc le gouvernement à bien prendre la mesure de ce dossier. Et de développer conjointement avec le secteur une politique proactive visant à garder et à améliorer le climat d'implantation favorable régnant aux Pays-Bas.

En collaboration avec Dutch IT-Channel.

Diverses entreprises néerlandaises actives dans le secteur numérique demandent dans un courrier adressé à la secrétaire d'Etat Mona Keijzer (affaires économiques) de presser le gouvernement à faire installer de nouveaux câbles sous-marins dans les eaux territoriales néerlandaises. Selon ces entreprises, c'est tant le climat d'implantation que la souveraineté de l'infrastructure numérique néerlandaise qui sont en jeu.S'il y a un élément que les circonstances actuelles démontrent, c'est bien que l'importance de la numérisation est cruciale pour l'économie. Le passage forcé massif au télétravail montre que les Pays-Bas peuvent être fiers de leur excellente infrastructure numérique et de leur réputation de noeud mondial des données. Il y a cependant un motif de préoccupation: cette position est mise nettement sous pression. Voilà pourquoi une action coordonnée s'avère nécessaire.Les Pays-Bas peut-être relégués sur une voie de garage de l'économie numérique globaleDes clusters économiques se manifestent surtout le long des routes commerciales. Il n'en va pas autrement des connexions data numériques tant en mer que sur terre, selon les auteurs du courrier. Ils considèrent qu'en l'absence de nouvelles connexions, les Pays-Bas risquent d'être relégués sur une voie de garage de l'économie numérique globale. "C'est précisément le fait que les Pays-Bas peuvent à présent proposer des connexions directes, qui représente un important argument pour les firmes numériques et technologiques de s'y implanter", affirment les auteurs du courrier Stijn Grove (Dutch Data Center Association) et Michiel Steltman (Digitale Infrastructuur Nederland). "Elles menacent de s'en aller, si la route principale se déplace."Et la concurrence ne manque pas: les autorités d'autres pays européens se mobilisent actuellement pour s'attirer de nouveaux câbles, afin d'acquérir ainsi une position de concentrateur de données. Il en résulterait que les Pays-Bas perdraient leur position de pays attractif pour s'implanter. De plus, cela entraînerait une perte de connectivité intercontinentale directe en mer, mais aussi des risques pour la souveraineté de l'infrastructure numérique. Une gestion amoindrie des connexions internationales suite à la prise d'indépendance d'autres pays et de grandes firmes technologiques est un scénario indésirable.Grande diversité des signatairesLe courrier a été signé par 43 organisations, dont des entreprises télécoms, centres de données, grands utilisateurs télécoms, firmes de développement régionale et acteurs d'hébergement et de réseaux.Tous y soulignent le grand intérêt que cela revêt pour les Pays-Bas, mais indiquent aussi que le théâtre d'action est devenu pour eux trop vaste et trop intensif en capital, pour qu'ils puissent encore y jouer seuls un rôle. Les auteurs du courrier invitent donc le gouvernement à bien prendre la mesure de ce dossier. Et de développer conjointement avec le secteur une politique proactive visant à garder et à améliorer le climat d'implantation favorable régnant aux Pays-Bas.En collaboration avec Dutch IT-Channel.