Clearview AI fournit un logiciel de reconnaissance faciale très pointu. L'entreprise revendique en effet la détention d'une base de données contenant plus de trois milliards d'images avec lesquelles les services d'ordre peuvent découvrir l'identité de quelqu'un en quelques secondes.

Mais la technologie est aussi très controversée dans la mesure où Clearview tire ces images d'internet sans demander l'autorisation des personnes ou des services concernés. C'est ainsi qu'elle indexe des photos de Facebook, Instagram, Linkedin et Twitter, une pratique qualifiée d'illégale par plusieurs autorités en matière de respect de la vie privée.

Buzzfeed avait en février 2020 déjà signalé que l'entreprise fournissait aussi des services à la police ou à des institutions publiques belges. Le site se base pour cela sur liste de login dévoilée. Clearview même avait à l'époque indiqué que sa base de données de clients avait été piratée.

Test gratuit pour les services de police européens

A présent, le site donne davantage de détails. C'est ainsi que le logiciel en question aurait en octobre 2019 fait l'objet d'une démonstration lors d'une conférence chez Europol à La Haye, après quoi les collaborateurs de services de police nationaux avaient pu expérimenter gratuitement l'outil sous forme de test.

Selon BuzzFeed, 88 services de police dans 24 pays en dehors des Etats-Unis l'auraient fait, dont la Police Fédérale Belge. Il serait question de '101 à 500' recherches durant la période se terminant en février 2020. On ignore si le logiciel fut encore utilisé par la suite.

Le site apporte certes la nuance, selon laquelle l'utilisation de l'outil n'était pas formellement régulée partout. C'est ainsi qu'un service d'ordre finnois a initialement démenti avoir recouru à Clearview, pour ensuite se rétracter et confirmer que le logiciel avait été utilisé à 210 reprises, sans autorisation donnée par une instance supérieure.

BuzzFeed a aussi pris contact avec la Police Fédérale Belge, mais en vain. Data News a fait de même ce matin et ne manquera pas de compléter le présent article, s'il devait obtenir une réaction aux allégations de BuzzFeed.

Update:

La Police Fédérale signale à notre rédaction qu'à sa connaissance, le logiciel ClearView n'a jamais été utilisé. Elle effectue actuellement une enquête interne sur l'utilisation de l'outil dans ses différents services. Les réponses ne sont pas encore toutes connues, mais d'après le service presse de la police, il n'y a aucune indication que ClearView ait été ou soit utilisé.

De plus, la Police Fédérale insiste sur le fait qu'il n'y a aucun projet pour une utilisation formelle de ClearView.

Clearview AI fournit un logiciel de reconnaissance faciale très pointu. L'entreprise revendique en effet la détention d'une base de données contenant plus de trois milliards d'images avec lesquelles les services d'ordre peuvent découvrir l'identité de quelqu'un en quelques secondes.Mais la technologie est aussi très controversée dans la mesure où Clearview tire ces images d'internet sans demander l'autorisation des personnes ou des services concernés. C'est ainsi qu'elle indexe des photos de Facebook, Instagram, Linkedin et Twitter, une pratique qualifiée d'illégale par plusieurs autorités en matière de respect de la vie privée.Buzzfeed avait en février 2020 déjà signalé que l'entreprise fournissait aussi des services à la police ou à des institutions publiques belges. Le site se base pour cela sur liste de login dévoilée. Clearview même avait à l'époque indiqué que sa base de données de clients avait été piratée.A présent, le site donne davantage de détails. C'est ainsi que le logiciel en question aurait en octobre 2019 fait l'objet d'une démonstration lors d'une conférence chez Europol à La Haye, après quoi les collaborateurs de services de police nationaux avaient pu expérimenter gratuitement l'outil sous forme de test.Selon BuzzFeed, 88 services de police dans 24 pays en dehors des Etats-Unis l'auraient fait, dont la Police Fédérale Belge. Il serait question de '101 à 500' recherches durant la période se terminant en février 2020. On ignore si le logiciel fut encore utilisé par la suite.Le site apporte certes la nuance, selon laquelle l'utilisation de l'outil n'était pas formellement régulée partout. C'est ainsi qu'un service d'ordre finnois a initialement démenti avoir recouru à Clearview, pour ensuite se rétracter et confirmer que le logiciel avait été utilisé à 210 reprises, sans autorisation donnée par une instance supérieure.BuzzFeed a aussi pris contact avec la Police Fédérale Belge, mais en vain. Data News a fait de même ce matin et ne manquera pas de compléter le présent article, s'il devait obtenir une réaction aux allégations de BuzzFeed.Update:La Police Fédérale signale à notre rédaction qu'à sa connaissance, le logiciel ClearView n'a jamais été utilisé. Elle effectue actuellement une enquête interne sur l'utilisation de l'outil dans ses différents services. Les réponses ne sont pas encore toutes connues, mais d'après le service presse de la police, il n'y a aucune indication que ClearView ait été ou soit utilisé.De plus, la Police Fédérale insiste sur le fait qu'il n'y a aucun projet pour une utilisation formelle de ClearView.