Voilà ce qu'a déterminé le WEEE Forum, une organisation internationale qui souhaite aider à résoudre le problème des e-déchets. Les chercheurs lancent un appel en vue de réparer les appareils électroniques ou de les recycler plutôt que de les jeter purement et simplement. Selon l'organisation, à peine dix-sept pour cent des produits électroniques sont actuellement recyclés.

Electronique décrépite

L'e-waste ou les déchets électroniques représentent le flux de rebus domestiques en croissance la plus rapide dans le monde avec une progression mondiale de trois à quatre pour cent par an. En 2019, il s'agissait encore de 53,6 millions de tonnes d'électronique décrépite. Cette croissance est due au fait que nous utilisons toujours plus de gadgets et que les produits sont caractérisés par une durée de vie sans cesse plus courte. En outre, les fabricants limitent sciemment les possibilités de réparation à un minimum, selon le Forum.

'Un million de téléphones mobiles contiennent par exemple 24 kilos d'or, 16.000 kilos de cuivre, 350 kilos d'argent et 14 kilos de palladium.'

La gigantesque montagne de déchets électroniques forme un danger pour la santé publique et l'environnement, avertissent les Nations Unies. Elle contient des substances nocives, comme le mercure, capables de nuire au système nerveux et au cerveau de l'homme. D'un rapport des Nations Unies, il ressort que chaque année, quelque cinquante tonnes de mercure aboutissent dans le flux des déchets. Ces rebus sont alors souvent traités de manière clandestine dans des pays en voie de développement, où des enfants mis au travail sont exposés à des substances nocives.

Plus d'or que dans une mine

Du point de vue économique, la destruction des déchets électroniques ne se justifie pas. Les smartphones par exemple contiennent plein de métaux précieux. Ruediger Kuehr, expert en économie circulaire pour les Nations Unies, évoque même une 'mine d'or urbaine' d'une énorme valeur: 'Une tonne de téléphones mobiles hors d'usage contient plus d'or qu'une tonne de minerai d'or. Un million de téléphones mobiles contiennent par exemple 24 kilos d'or, 16.000 kilos de cuivre, 350 kilos d'argent et 14 kilos de palladium. Ce sont là des matières premières qui peuvent être recyclées et réinsérées dans le processus de production.'

Si tel n'est pas le cas, il conviendra d'en extraire à nouveau et de solliciter inutilement la nature, selon Kuehr. Le recyclage de l'or et d'autres matériaux épargne en outre pas mal d'émissions de CO2 par les activités minières qui ne fonctionnent alors pas.

Selon les estimations les plus prudentes, la valeur globale des matériaux recyclables précieux dans l'électronique qui ont été éliminés ou brûlés en 2019 a été de quasiment cinquante milliards d'euros, soit plus que le produit intérieur brut de beaucoup de pays.

Voilà ce qu'a déterminé le WEEE Forum, une organisation internationale qui souhaite aider à résoudre le problème des e-déchets. Les chercheurs lancent un appel en vue de réparer les appareils électroniques ou de les recycler plutôt que de les jeter purement et simplement. Selon l'organisation, à peine dix-sept pour cent des produits électroniques sont actuellement recyclés.L'e-waste ou les déchets électroniques représentent le flux de rebus domestiques en croissance la plus rapide dans le monde avec une progression mondiale de trois à quatre pour cent par an. En 2019, il s'agissait encore de 53,6 millions de tonnes d'électronique décrépite. Cette croissance est due au fait que nous utilisons toujours plus de gadgets et que les produits sont caractérisés par une durée de vie sans cesse plus courte. En outre, les fabricants limitent sciemment les possibilités de réparation à un minimum, selon le Forum.'Un million de téléphones mobiles contiennent par exemple 24 kilos d'or, 16.000 kilos de cuivre, 350 kilos d'argent et 14 kilos de palladium.'La gigantesque montagne de déchets électroniques forme un danger pour la santé publique et l'environnement, avertissent les Nations Unies. Elle contient des substances nocives, comme le mercure, capables de nuire au système nerveux et au cerveau de l'homme. D'un rapport des Nations Unies, il ressort que chaque année, quelque cinquante tonnes de mercure aboutissent dans le flux des déchets. Ces rebus sont alors souvent traités de manière clandestine dans des pays en voie de développement, où des enfants mis au travail sont exposés à des substances nocives.Du point de vue économique, la destruction des déchets électroniques ne se justifie pas. Les smartphones par exemple contiennent plein de métaux précieux. Ruediger Kuehr, expert en économie circulaire pour les Nations Unies, évoque même une 'mine d'or urbaine' d'une énorme valeur: 'Une tonne de téléphones mobiles hors d'usage contient plus d'or qu'une tonne de minerai d'or. Un million de téléphones mobiles contiennent par exemple 24 kilos d'or, 16.000 kilos de cuivre, 350 kilos d'argent et 14 kilos de palladium. Ce sont là des matières premières qui peuvent être recyclées et réinsérées dans le processus de production.'Si tel n'est pas le cas, il conviendra d'en extraire à nouveau et de solliciter inutilement la nature, selon Kuehr. Le recyclage de l'or et d'autres matériaux épargne en outre pas mal d'émissions de CO2 par les activités minières qui ne fonctionnent alors pas.Selon les estimations les plus prudentes, la valeur globale des matériaux recyclables précieux dans l'électronique qui ont été éliminés ou brûlés en 2019 a été de quasiment cinquante milliards d'euros, soit plus que le produit intérieur brut de beaucoup de pays.