En raison de la crise du corona, la proportion de Belges travaillant à domicile a triplé ces derniers mois pour passer de 16 à 46 pour cent. Indépendamment du fait qu'ils utilisent massivement les mêmes mots de passe pour leurs comptes privés et professionnels, il semble que 43 pour cent des télétravailleurs ont recours à leur propre ordinateur portable ou de bureau.

Augmentation exponentielle après les vacances

Une situation inquiétante, selon Hanne Vandecapelle, Value Proposition Manager Cyber chez AXA Partners. L'entreprise a demandé au bureau d'enquêtes iVOX d'interroger du 16 au 23 juillet mille Belges à propos des risques liés au télétravail. 'Quelque 74 pour cent des Belges sont d'accord avec l'affirmation, selon laquelle le télétravail en ligne augmente le risque de cyber-crime. Le Belge semble donc bien connaître les menaces, mais n'agit néanmoins pas vraiment en conséquence. D'ici quelques semaines, les vacances d'été se termineront, et le nombre de télétravailleurs croîtra de nouveau de manière exponentielle avec tous les risques que cela comporte. Le Centre pour la Cyber-sécurité Belgique a reçu au cours des cinq premiers mois de l'année 54 pour cent de notifications en plus que l'année dernière", explique Vandecapelle.

Selon AXA Partners, les employés mêmes représentent une base importante des cyber-incidents, mais l'enquête montre également que l'employeur n'est pas non plus tout à fait exempt de reproches. Quatre Belges sur dix signalent que leur employeur ne propose aucun support en matière de prévention de la cybercriminalité en télétravail. C'est d'autant plus dangereux, quand on sait que 27 pour cent des Belges ont déjà été aux prises avec des tentatives de piratage (hacking) ou d'hameçonnage (phishing) dans un contexte professionnel.

'Le pourcentage doit augmenter'

Quelques entreprises ont déjà pris des mesures. 'C'est ainsi que 36 pour cent des télétravailleurs belges déclarent que leur employeur leur a fait parvenir des informations sur la cyber-sécurité en télétravail', affirme Vandecapelle. 'C'est bien, mais ce pourcentage doit augmenter. Un Belge sur trois avait ces dernières semaines l'impression que leur employeur n'était pas préparé à la crise du corona sur le plan de la cyber-sécurité. En outre, 75 pour cent semblent n'avoir eu aucun entretien en matière de cyber-sécurité en télétravail, et un Belge sur trois ignore vers quel collègue se tourner en cas de hacking ou de phishing. Qui plus est, la moitié des télétravailleurs n'a pas la moindre idée des règles appliquées par son employeur dans le domaine de la cyber-sécurité.' Vandecapelle invite dès lors instamment les employeurs et les employés à être vigilants et à assumer leurs responsabilités.

En raison de la crise du corona, la proportion de Belges travaillant à domicile a triplé ces derniers mois pour passer de 16 à 46 pour cent. Indépendamment du fait qu'ils utilisent massivement les mêmes mots de passe pour leurs comptes privés et professionnels, il semble que 43 pour cent des télétravailleurs ont recours à leur propre ordinateur portable ou de bureau.Une situation inquiétante, selon Hanne Vandecapelle, Value Proposition Manager Cyber chez AXA Partners. L'entreprise a demandé au bureau d'enquêtes iVOX d'interroger du 16 au 23 juillet mille Belges à propos des risques liés au télétravail. 'Quelque 74 pour cent des Belges sont d'accord avec l'affirmation, selon laquelle le télétravail en ligne augmente le risque de cyber-crime. Le Belge semble donc bien connaître les menaces, mais n'agit néanmoins pas vraiment en conséquence. D'ici quelques semaines, les vacances d'été se termineront, et le nombre de télétravailleurs croîtra de nouveau de manière exponentielle avec tous les risques que cela comporte. Le Centre pour la Cyber-sécurité Belgique a reçu au cours des cinq premiers mois de l'année 54 pour cent de notifications en plus que l'année dernière", explique Vandecapelle.Selon AXA Partners, les employés mêmes représentent une base importante des cyber-incidents, mais l'enquête montre également que l'employeur n'est pas non plus tout à fait exempt de reproches. Quatre Belges sur dix signalent que leur employeur ne propose aucun support en matière de prévention de la cybercriminalité en télétravail. C'est d'autant plus dangereux, quand on sait que 27 pour cent des Belges ont déjà été aux prises avec des tentatives de piratage (hacking) ou d'hameçonnage (phishing) dans un contexte professionnel.Quelques entreprises ont déjà pris des mesures. 'C'est ainsi que 36 pour cent des télétravailleurs belges déclarent que leur employeur leur a fait parvenir des informations sur la cyber-sécurité en télétravail', affirme Vandecapelle. 'C'est bien, mais ce pourcentage doit augmenter. Un Belge sur trois avait ces dernières semaines l'impression que leur employeur n'était pas préparé à la crise du corona sur le plan de la cyber-sécurité. En outre, 75 pour cent semblent n'avoir eu aucun entretien en matière de cyber-sécurité en télétravail, et un Belge sur trois ignore vers quel collègue se tourner en cas de hacking ou de phishing. Qui plus est, la moitié des télétravailleurs n'a pas la moindre idée des règles appliquées par son employeur dans le domaine de la cyber-sécurité.' Vandecapelle invite dès lors instamment les employeurs et les employés à être vigilants et à assumer leurs responsabilités.