"Au cours des deux dernières années, nous avons connu des périodes de croissance spectaculaires", a indiqué Sundar Pichai, patron d'Alphabet dans un courriel adressé aux employés du groupe. "Pour accompagner et alimenter cette croissance, nous avons embauché dans un contexte économique différent de celui que nous connaissons aujourd'hui", a-t-il ajouté, précisant que la conjoncture contraignait l'entreprise à réduire ses effectifs. Alphabet comptait près de 187.000 employés dans le monde fin septembre 2022. Les suppressions de poste se feront "dans l'ensemble des départements, des fonctions, des niveaux de responsabilité et des régions", a affirmé M. Pichai sans donner davantage de précisions. Les salariés américains concernés ont déjà été notifiés.

Dans les autres pays, la procédure va prendre davantage de temps en fonction du droit local du travail. Il n'est pas encore clair si la décision aura un impact en Belgique, a indiqué le porte-parole de Google. L'entreprise emploie 400 personnes dans son data center de Saint-Ghislain et une centaine dans ses bureaux à Bruxelles. Aux Etats-Unis, les employés licenciés toucheront au moins seize semaines de salaire, leurs bonus au titre de 2022, leurs congés payés ainsi que six mois de couverture santé. Les salariés étrangers installés aux Etats-Unis pourront aussi bénéficier d'une aide dans leurs démarches juridiques s'ils souhaitent rester sur le sol américain. Wall Street accueillait positivement l'annonce de ces suppressions d'emplois: l'action d'Alphabet montait de 3,5% dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de la Bourse de New York. Le géant informatique américain Microsoft a annoncé mercredi le licenciement d'environ 10.000 employés d'ici fin mars. Au cours des semaines précédentes, Meta (Facebook, Instagram), Amazon ou encore Salesforce ont aussi décidé de se séparer de plusieurs milliers d'employés.

Le secteur de la tech fait face à une période difficile dans un contexte de forte inflation et de hausse des taux d'intérêt après une période faste, notamment au plus fort de la pandémie de Covid-19 et des confinements. Selon le site spécialisé Layoffs.fyi, près de 194.000 salariés du secteur ont perdu leur emploi aux Etats-Unis depuis début 2022, sans compter l'annonce d'Alphabet de jeudi. "Les piliers de la tech ont embauché à un rythme qui était insoutenable et la dégradation de l'environnement macroéconomique les force désormais à licencier", a commenté Dan Ives de Wedbush Securities. "Minuit a sonné pour l'hypercroissance alors que les entreprises technologiques ont dépensé de l'argent comme les stars de rock dans les années 1980", a poursuivi l'analyste.

"Au cours des deux dernières années, nous avons connu des périodes de croissance spectaculaires", a indiqué Sundar Pichai, patron d'Alphabet dans un courriel adressé aux employés du groupe. "Pour accompagner et alimenter cette croissance, nous avons embauché dans un contexte économique différent de celui que nous connaissons aujourd'hui", a-t-il ajouté, précisant que la conjoncture contraignait l'entreprise à réduire ses effectifs. Alphabet comptait près de 187.000 employés dans le monde fin septembre 2022. Les suppressions de poste se feront "dans l'ensemble des départements, des fonctions, des niveaux de responsabilité et des régions", a affirmé M. Pichai sans donner davantage de précisions. Les salariés américains concernés ont déjà été notifiés. Dans les autres pays, la procédure va prendre davantage de temps en fonction du droit local du travail. Il n'est pas encore clair si la décision aura un impact en Belgique, a indiqué le porte-parole de Google. L'entreprise emploie 400 personnes dans son data center de Saint-Ghislain et une centaine dans ses bureaux à Bruxelles. Aux Etats-Unis, les employés licenciés toucheront au moins seize semaines de salaire, leurs bonus au titre de 2022, leurs congés payés ainsi que six mois de couverture santé. Les salariés étrangers installés aux Etats-Unis pourront aussi bénéficier d'une aide dans leurs démarches juridiques s'ils souhaitent rester sur le sol américain. Wall Street accueillait positivement l'annonce de ces suppressions d'emplois: l'action d'Alphabet montait de 3,5% dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de la Bourse de New York. Le géant informatique américain Microsoft a annoncé mercredi le licenciement d'environ 10.000 employés d'ici fin mars. Au cours des semaines précédentes, Meta (Facebook, Instagram), Amazon ou encore Salesforce ont aussi décidé de se séparer de plusieurs milliers d'employés. Le secteur de la tech fait face à une période difficile dans un contexte de forte inflation et de hausse des taux d'intérêt après une période faste, notamment au plus fort de la pandémie de Covid-19 et des confinements. Selon le site spécialisé Layoffs.fyi, près de 194.000 salariés du secteur ont perdu leur emploi aux Etats-Unis depuis début 2022, sans compter l'annonce d'Alphabet de jeudi. "Les piliers de la tech ont embauché à un rythme qui était insoutenable et la dégradation de l'environnement macroéconomique les force désormais à licencier", a commenté Dan Ives de Wedbush Securities. "Minuit a sonné pour l'hypercroissance alors que les entreprises technologiques ont dépensé de l'argent comme les stars de rock dans les années 1980", a poursuivi l'analyste.