L''executive order' s'appellerait 'Protecting Americans from Online Censorship' et donnerait mandat au FCC, le contrôleur des communications américain, de contrôler Twitter, Facebook et les autres géants technologiques, selon CNN. Il ferait en sorte notamment que le FCC co-décide la façon de filtrer les messages, vidéos et articles postés sur ces sites.

La réglementation ou la censure des médias sociaux est depuis assez longtemps déjà un cheval de bataille du président Donald Trump, qui estime que les géants technologiques sont trop stricts à l'égard des voix 'conservatrices'. Précédemment déjà, la Maison Blanche avait lancé une ligne de clics, afin de trouver des exemples de médias sociaux favorisant un agenda de gauche, plus libéral.

L'ordonnance contraindrait en outre le FTC, le contrôleur commercial américain, à ouvrir un registre public pour les plaintes. Les deux services seraient tenus de collaborer pour examiner comment les firmes technologiques modèrent leurs plates-formes, et si les règles qu'elles appliquent, s'avèrent neutres du point de vue politique.

La nouvelle mesure vaudrait pour toutes les entreprises comptant mensuellement un huitième de la population américaine parmi leurs utilisateurs, comme c'est le cas pour Facebook, Google, Instagram et Twitter, mais aussi pour Snapchat et Pinterest.

Voilà qui mettrait une nouvelle pression sur le Communications Decency Act faisant partie de la loi télécom de 1996. Cette loi stipule que les entreprises de médias sociaux et les sites web ne sont pas responsables des messages, vidéos et articles postés par leurs utilisateurs ou par des acteurs tiers. C'est là l'un des fondements sur lequel le net actuel repose, parce que cela signifie entre autres que l'utilisateur ne peut poursuivre Facebook, si quelqu'un utilise la plate-forme pour l'offenser. La loi a pourtant déjà été incriminée ou étoffée pour combattre la pédophilie.