D'après le journal, la Maison Blanche a finalement renoncé à introduire cette demande. Si cela avait été révélé à la presse ou à Trump lui-même, cela aurait pu avoir un impact négatif. Ses collaborateurs échafaudèrent alors un autre plan: chaque tweet de Trump devrait d'abord être contrôlé par son plus proche conseiller Gary Cohn, par sa porte-parole Hope Hicks et par son secrétaire Rob Porter. Trump craignait cependant que ses tweets ne soient plus pertinents en raison de ce retard, mais il accepta à contrecoeur de s'y soumettre quelque temps. 72 heures plus tard, il se remit à twitter comme avant.

Depuis sa nomination, Trump a envoyé quelque 11.400 tweets, comme l'a calculé The New York Times. La moitié environ (5.900) de tous ces tweets concernait une attaque contre quelque chose ou quelqu'un. Il s'en est ainsi pris entre autres à l'enquête sur la Russie, à la banque centrale, aux immigrants, aux démocrates et aux médias. A plus de deux cents reprises, il attaqua un pays allié, et il loua plus de cent fois les mérites d'un dictateur. De plus, Trump se vanta de lui-même plus de 2.000 fois.

Trump a débuté en envoyant en moyenne quelque neuf tweets par jour, mais aujourd'hui, il twitte trois fois plus. Sa semaine la plus chargée date de début octobre. Trump envoya alors 271 tweets en sept jours, soit quasiment quarante par jour.