La Chambre des Représentants américaine a approuvé à une forte majorité - 293 votes pour et 123 contre - une loi visant à brider les compétences de la NSA. Ce vote est révélateur de l'opposition du Congrès aux pratiques de mise sur écoute par le service de sécurité national.

Les Représentants ont voté en fait un amendement à la loi sur le budget de la défense pour l'année fiscale 2015 (qui débute le 1er octobre). Comme cet amendement n'a été ni examiné ni approuvé par le Sénat, la décision de la 'House of Representatives' n'aura provisoirement pas encore de conséquence pour la NSA. Ce qui compte, selon les spécialistes en la matière, c'est le "signal" donné ainsi par le Congrès.

Actuellement, la NSA dispose de compétences à la Big Brother pour espionner la vie privée des citoyens américains. Pour ce faire, l'agence n'a aucunement besoin d'une autorisation juridique préalable.

Le fait que la NSA espionne aussi le reste du monde via le programme Prism, n'était pas l'essentiel pour les Représentants. Pour mettre sur écoute les citoyens américains, par contre, la constitution et diverses autres lois fédérales exigent une approbation préalable par un juge.

L'année dernière, le dénonciateur actuellement en exil, Edward Snowden, avait révélé les pratiques d'espionnage de la NSA. Un an plus tard, le débat fait encore et toujours rage au sein du Congrès américain en vue de résoudre ce problème.

Le 22 mai, la Chambre des Représentants avait déjà approuvé un "projet de réforme". Le Sénat se penchera sur la question cet été. Le projet a cependant été déjà jugé insuffisant par Google et les militants pour le respect de la vie privée. Il comporterait encore une porte dérobée permettant la collecte massive de données. (Belga/MI)

La Chambre des Représentants américaine a approuvé à une forte majorité - 293 votes pour et 123 contre - une loi visant à brider les compétences de la NSA. Ce vote est révélateur de l'opposition du Congrès aux pratiques de mise sur écoute par le service de sécurité national. Les Représentants ont voté en fait un amendement à la loi sur le budget de la défense pour l'année fiscale 2015 (qui débute le 1er octobre). Comme cet amendement n'a été ni examiné ni approuvé par le Sénat, la décision de la 'House of Representatives' n'aura provisoirement pas encore de conséquence pour la NSA. Ce qui compte, selon les spécialistes en la matière, c'est le "signal" donné ainsi par le Congrès. Actuellement, la NSA dispose de compétences à la Big Brother pour espionner la vie privée des citoyens américains. Pour ce faire, l'agence n'a aucunement besoin d'une autorisation juridique préalable. Le fait que la NSA espionne aussi le reste du monde via le programme Prism, n'était pas l'essentiel pour les Représentants. Pour mettre sur écoute les citoyens américains, par contre, la constitution et diverses autres lois fédérales exigent une approbation préalable par un juge. L'année dernière, le dénonciateur actuellement en exil, Edward Snowden, avait révélé les pratiques d'espionnage de la NSA. Un an plus tard, le débat fait encore et toujours rage au sein du Congrès américain en vue de résoudre ce problème. Le 22 mai, la Chambre des Représentants avait déjà approuvé un "projet de réforme". Le Sénat se penchera sur la question cet été. Le projet a cependant été déjà jugé insuffisant par Google et les militants pour le respect de la vie privée. Il comporterait encore une porte dérobée permettant la collecte massive de données. (Belga/MI)