L'audience s'est ouverte à 10h00 (11h00 heure belge) à la Westminster Magistrates Court de Londres. Transféré depuis la prison de haute sécurité de Belmarsh où il est détenu, Julian Assange est apparu en costume sombre, masque sur le visage. L'accusation a mis en évidence que Julian Assange a les "ressources" nécessaires pour prendre la fuite et pointé notamment l'offre d'asile politique faite lundi par le Mexique.

La juge Vanessa Baraitser a estimé mercredi qu'il existe "des motifs sérieux de croire que si M. Assange était libéré aujourd'hui, il ne se rendrait pas au tribunal pour faire face à la procédure de recours". Un risque écarté par l'avocat de Julian Assange, Edward Fitzgerald, qui a plaidé que son client a "toutes les raisons" de ne pas se soustraire à la justice britannique qui a tranché en sa faveur lundi.

Julian Assange a été arrêté par la police britannique en avril 2019 après avoir passé sept ans reclus à l'ambassade d'Équateur à Londres, où il s'était réfugié alors qu'il était en liberté sous caution. Il craignait une extradition vers les Etats-Unis ou la Suède, où il a fait l'objet de poursuites pour viol qui ont depuis été abandonnées.

L'Australien, soutenu par nombre d'organisations de défense de la liberté de la presse, risque aux Etats-Unis 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Les Etats-Unis lui reprochent d'avoir mis en danger des sources des services américains, accusation qu'il conteste. Parmi les documents publiés figurait une vidéo montrant des civils tués par les tirs d'un hélicoptère de combat américain en Irak en juillet 2007, dont deux journalistes de l'agence Reuters.

L'organisation de défense des droits humains Amnesty International a estimé mercredi que le maintien en détention du fondateur de Wikileaks était "arbitraire". "La décision prise aujourd'hui de rejeter la demande de libération sous caution de Julian Assange aggrave le fait qu'il subit depuis plus d'un an des conditions éprouvantes dans la prison de haute sécurité de Belmarsh", a déclaré Nils Mui¸nieks, directeur du programme Europe d'Amnesty International.

Pour Amnesty, Julian Assange n'aurait pas dû être emprisonné dans l'attente de son extradition. "Les accusations portées à son encontre sont politiquement motivées et le gouvernement britannique n'aurait jamais dû assister les États-Unis dans leur poursuite incessante d'Assange", a fustigé M. Mui¸nieks. "Le gouvernement américain se comporte comme si ses compétences s'étendaient à travers le monde pour poursuivre toute personne qui reçoit et publie des informations sur ses actes répréhensibles. La décision d'aujourd'hui envoie un message selon lequel la justice britannique ne lui fera pas obstacle."

L'audience s'est ouverte à 10h00 (11h00 heure belge) à la Westminster Magistrates Court de Londres. Transféré depuis la prison de haute sécurité de Belmarsh où il est détenu, Julian Assange est apparu en costume sombre, masque sur le visage. L'accusation a mis en évidence que Julian Assange a les "ressources" nécessaires pour prendre la fuite et pointé notamment l'offre d'asile politique faite lundi par le Mexique.La juge Vanessa Baraitser a estimé mercredi qu'il existe "des motifs sérieux de croire que si M. Assange était libéré aujourd'hui, il ne se rendrait pas au tribunal pour faire face à la procédure de recours". Un risque écarté par l'avocat de Julian Assange, Edward Fitzgerald, qui a plaidé que son client a "toutes les raisons" de ne pas se soustraire à la justice britannique qui a tranché en sa faveur lundi.Julian Assange a été arrêté par la police britannique en avril 2019 après avoir passé sept ans reclus à l'ambassade d'Équateur à Londres, où il s'était réfugié alors qu'il était en liberté sous caution. Il craignait une extradition vers les Etats-Unis ou la Suède, où il a fait l'objet de poursuites pour viol qui ont depuis été abandonnées.L'Australien, soutenu par nombre d'organisations de défense de la liberté de la presse, risque aux Etats-Unis 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Les Etats-Unis lui reprochent d'avoir mis en danger des sources des services américains, accusation qu'il conteste. Parmi les documents publiés figurait une vidéo montrant des civils tués par les tirs d'un hélicoptère de combat américain en Irak en juillet 2007, dont deux journalistes de l'agence Reuters.L'organisation de défense des droits humains Amnesty International a estimé mercredi que le maintien en détention du fondateur de Wikileaks était "arbitraire". "La décision prise aujourd'hui de rejeter la demande de libération sous caution de Julian Assange aggrave le fait qu'il subit depuis plus d'un an des conditions éprouvantes dans la prison de haute sécurité de Belmarsh", a déclaré Nils Mui¸nieks, directeur du programme Europe d'Amnesty International.Pour Amnesty, Julian Assange n'aurait pas dû être emprisonné dans l'attente de son extradition. "Les accusations portées à son encontre sont politiquement motivées et le gouvernement britannique n'aurait jamais dû assister les États-Unis dans leur poursuite incessante d'Assange", a fustigé M. Mui¸nieks. "Le gouvernement américain se comporte comme si ses compétences s'étendaient à travers le monde pour poursuivre toute personne qui reçoit et publie des informations sur ses actes répréhensibles. La décision d'aujourd'hui envoie un message selon lequel la justice britannique ne lui fera pas obstacle."