Chatlayer.ai a été créée en 2018 sous la forme d'une spin-off de Faktion. L'entreprise occupe aujourd'hui 17 personnes et propose notamment une plate-forme SaaS permettant de créer des 'chatbots' et des 'voicebots' en différentes langues au moyen de l'intelligence artificielle (AI) et de la compréhension du langage naturel ('Natural Language Understanding' ou NLU).

L'entreprise est à présent reprise par Sinch, un spécialiste suédois de 'customer engagement' ayant parmi ses clients pas mal de géants technologiques américains. "Il s'agit d'un assez grand fournisseur CPaaS (Customer Platform as a Service). C'est ainsi que Sinch assure par exemple le trafic SMS de huit des dix plus importantes firmes technologiques, dont Microsoft, Google et Uber", explique le CTO Pieter Buteneers à Data News.

Chatlayer a atteint aujourd'hui le seuil de rentabilité et ce, sans l'aide d'investisseurs externes. L'entreprise a démarré avec un prêt non convertible et a enregistré l'année dernière un chiffre d'affaires de 800.000 euros.

Les deux firmes sont particulièrement complémentaires, selon Buteneers: "Elles possèdent pas mal de technologies en matière de SMS et d'intégration Whatsapp, mais elles ne disposent pas de leur propre AI ou d'une solution pour traiter automatiquement les conversations. En même temps, c'est pour nous une véritable aubaine que notre technologie soit connectée au réseau de Sinch et que nous puissions enrichir ses services de communication."

Buteneers insiste sur le fait que Sinch rachète Chatlayer en raison de sa gamme complète: "Nous avons conçu nous-mêmes notre AI, nous possédons une NLU qui fonctionne indépendamment de la langue, un propre 'speech-to-text' et un produit permettant de créer et de configurer des bots sans connaissance IT. Mais ce qui est important aussi pour Sinch, c'est notre façon de traiter les clients. Créer un bot de ce genre exige pas mal de formation et pour cela, nous disposons d'un réseau de partenaires, dont Ordina et KPMG entre autres. Ils élaborent des solutions par-dessus notre plate-forme."

Le rachat sera entériné d'ici avril. Le projet actuel, c'est que Chatlayer continue d'opérer ensuite sous son appellation au départ de la Belgique. Buteneers: "Nous resterons entièrement en Belgique et opérerons de manière assez indépendante."

Mais grâce à Sinch, la porte s'ouvre sur un parcours international. "Sinch est active aux Etats-Unis, où quasiment toutes les entreprises technologiques en vue sont ses clientes. Cela va nous aider énormément, y compris pour apprendre comment déployer des services à grande échelle ou comment garantir la durée de fonctionnement ('uptime'). Tout se passe bien pour l'instant, mais Sinch va encore aller nettement de l'avant, ce qui nous aidera grandement à progresser", conclut Buteneers.

Chatlayer.ai a été créée en 2018 sous la forme d'une spin-off de Faktion. L'entreprise occupe aujourd'hui 17 personnes et propose notamment une plate-forme SaaS permettant de créer des 'chatbots' et des 'voicebots' en différentes langues au moyen de l'intelligence artificielle (AI) et de la compréhension du langage naturel ('Natural Language Understanding' ou NLU).L'entreprise est à présent reprise par Sinch, un spécialiste suédois de 'customer engagement' ayant parmi ses clients pas mal de géants technologiques américains. "Il s'agit d'un assez grand fournisseur CPaaS (Customer Platform as a Service). C'est ainsi que Sinch assure par exemple le trafic SMS de huit des dix plus importantes firmes technologiques, dont Microsoft, Google et Uber", explique le CTO Pieter Buteneers à Data News. Chatlayer a atteint aujourd'hui le seuil de rentabilité et ce, sans l'aide d'investisseurs externes. L'entreprise a démarré avec un prêt non convertible et a enregistré l'année dernière un chiffre d'affaires de 800.000 euros.Les deux firmes sont particulièrement complémentaires, selon Buteneers: "Elles possèdent pas mal de technologies en matière de SMS et d'intégration Whatsapp, mais elles ne disposent pas de leur propre AI ou d'une solution pour traiter automatiquement les conversations. En même temps, c'est pour nous une véritable aubaine que notre technologie soit connectée au réseau de Sinch et que nous puissions enrichir ses services de communication."Buteneers insiste sur le fait que Sinch rachète Chatlayer en raison de sa gamme complète: "Nous avons conçu nous-mêmes notre AI, nous possédons une NLU qui fonctionne indépendamment de la langue, un propre 'speech-to-text' et un produit permettant de créer et de configurer des bots sans connaissance IT. Mais ce qui est important aussi pour Sinch, c'est notre façon de traiter les clients. Créer un bot de ce genre exige pas mal de formation et pour cela, nous disposons d'un réseau de partenaires, dont Ordina et KPMG entre autres. Ils élaborent des solutions par-dessus notre plate-forme."Le rachat sera entériné d'ici avril. Le projet actuel, c'est que Chatlayer continue d'opérer ensuite sous son appellation au départ de la Belgique. Buteneers: "Nous resterons entièrement en Belgique et opérerons de manière assez indépendante."Mais grâce à Sinch, la porte s'ouvre sur un parcours international. "Sinch est active aux Etats-Unis, où quasiment toutes les entreprises technologiques en vue sont ses clientes. Cela va nous aider énormément, y compris pour apprendre comment déployer des services à grande échelle ou comment garantir la durée de fonctionnement ('uptime'). Tout se passe bien pour l'instant, mais Sinch va encore aller nettement de l'avant, ce qui nous aidera grandement à progresser", conclut Buteneers.