La guerre en Ukraine ne va pas ralentir les projets en matière de numérisation de l'UE, bien au contraire, selon la Commissaire européenne en charge de la concurrence Margrethe Vestager. La réaction rapide des organisations et des citoyens en vue d'aider les réfugiés semble en tout cas lui redonner l'espoir. 'Ce qu'on voit apparaître tout au long de cette crise, c'est un tout nouveau genre de cohésion européenne, à un niveau inédit jusqu'ici. Nous sommes en train de négocier en matière de défense, de cybersécurité et d'autres sujets, dont nous restions précédemment à l'écart', déclare Vestager. Ces propos, elle les a tenus lors d'un débat organisé à Bruxelles par Vodafone et le site d'actualité Politico.

Elle établit également la comparaison avec le combat mené contre la pandémie du COVID au niveau de l'UE. 'Dans ce cas, nous avons conjointement entrepris une série d'actions et nous en sommes finalement sortis plus forts avec par exemple la création d'HERA (l'European Health Emergency Preparedness and Response Authority, un organisme destiné à améliorer la communication entre les services de santé par-delà les frontières européennes, ndlr.) qui doit mieux nous préparer au cas où ce genre de chose arriverait encore à l'avenir', ajoute-t-elle.

Numérisation

Vestager croit par ailleurs que la numérisation ne sera pas mise en veilleuse à cause de la crise actuelle. La Commission européenne considère en effet la numérisation comme un important moyen de faire face au réchauffement climatique. 'La numérisation se poursuivra, car le CO2 ne se préoccupe pas de la guerre', affirme Vestager. 'A présent, nous devons tout faire en même temps. La crise de l'énergie rend encore plus importante la transition vers des formes d'énergie plus vertes. Il nous faut accélérer le passage à l'énergie renouvelable pour nous libérer de notre dépendance au gaz russe. Nous devons également devenir plus indépendants dans le domaine de la cybersécurité. Nous devons à présent passer à la vitesse supérieure, car c'est l'instant propice pour le faire.'

Vestager ne souhaite pas révéler s'il y aura encore davantage d'initiatives de l'UE en vue d'aider les réfugiés, comme des zones d'itinérance libres, afin qu'ils puissent appeler leur pays d'origine. 'C'est là quelque chose qu'on ne peut organiser en quelques jours', précise-t-elle en faisant référence aux entreprises, telles l'hébergeur Vodafone, qui proposent des dizaines de milliers de cartes SIM gratuites et les distribuent aux réfugiés. 'C'est bien de voir combien les opérateurs télécoms ont contribué à aider les gens, afin qu'ils puissent garder le contact avec leurs proches, de la même manière que s'ils disposaient de l'itinérance gratuite. Voilà qui ouvre la voie à la phase suivante, car même si la Commission progresse très vite, elle ne pourra jamais aller aussi rapidement que ce que les entreprises ont montré ces dernières semaines.'

La guerre en Ukraine ne va pas ralentir les projets en matière de numérisation de l'UE, bien au contraire, selon la Commissaire européenne en charge de la concurrence Margrethe Vestager. La réaction rapide des organisations et des citoyens en vue d'aider les réfugiés semble en tout cas lui redonner l'espoir. 'Ce qu'on voit apparaître tout au long de cette crise, c'est un tout nouveau genre de cohésion européenne, à un niveau inédit jusqu'ici. Nous sommes en train de négocier en matière de défense, de cybersécurité et d'autres sujets, dont nous restions précédemment à l'écart', déclare Vestager. Ces propos, elle les a tenus lors d'un débat organisé à Bruxelles par Vodafone et le site d'actualité Politico.Elle établit également la comparaison avec le combat mené contre la pandémie du COVID au niveau de l'UE. 'Dans ce cas, nous avons conjointement entrepris une série d'actions et nous en sommes finalement sortis plus forts avec par exemple la création d'HERA (l'European Health Emergency Preparedness and Response Authority, un organisme destiné à améliorer la communication entre les services de santé par-delà les frontières européennes, ndlr.) qui doit mieux nous préparer au cas où ce genre de chose arriverait encore à l'avenir', ajoute-t-elle.Vestager croit par ailleurs que la numérisation ne sera pas mise en veilleuse à cause de la crise actuelle. La Commission européenne considère en effet la numérisation comme un important moyen de faire face au réchauffement climatique. 'La numérisation se poursuivra, car le CO2 ne se préoccupe pas de la guerre', affirme Vestager. 'A présent, nous devons tout faire en même temps. La crise de l'énergie rend encore plus importante la transition vers des formes d'énergie plus vertes. Il nous faut accélérer le passage à l'énergie renouvelable pour nous libérer de notre dépendance au gaz russe. Nous devons également devenir plus indépendants dans le domaine de la cybersécurité. Nous devons à présent passer à la vitesse supérieure, car c'est l'instant propice pour le faire.'Vestager ne souhaite pas révéler s'il y aura encore davantage d'initiatives de l'UE en vue d'aider les réfugiés, comme des zones d'itinérance libres, afin qu'ils puissent appeler leur pays d'origine. 'C'est là quelque chose qu'on ne peut organiser en quelques jours', précise-t-elle en faisant référence aux entreprises, telles l'hébergeur Vodafone, qui proposent des dizaines de milliers de cartes SIM gratuites et les distribuent aux réfugiés. 'C'est bien de voir combien les opérateurs télécoms ont contribué à aider les gens, afin qu'ils puissent garder le contact avec leurs proches, de la même manière que s'ils disposaient de l'itinérance gratuite. Voilà qui ouvre la voie à la phase suivante, car même si la Commission progresse très vite, elle ne pourra jamais aller aussi rapidement que ce que les entreprises ont montré ces dernières semaines.'