Selon le journal Mail on Sunday, le ministre Rishi Sunak entend annuler ce qu'on appelle la digitaxe ou taxe GAFA qui n'avait été introduite qu'en avril. Il déclare en effet que cette taxe ne rapporte guère. L'estimation était cependant qu'elle fasse rentrer dans les caisses jusqu'à 500 millions de livres par an.

Ce qui pèse de tout son poids sur une telle décision, c'est que la Grande-Bretagne souhaite à présent conclure un accord commercial bilatéral avec les Etats-Unis, et qu'une taxe imposée à quelques grandes firmes américaines pourrait être mal perçue.

Selon Mail on Sunday, Sunak déclare que l'objectif avait toujours été de faire de la digitaxe une taxe temporaire, qui serait supprimée, dès qu'une solution globale serait trouvée. Mais on est encore loin du compte. Au niveau tant européen que général, on n'enregistre en effet depuis des années aucun progrès sur le plan d'un système fiscal qui imposerait les acteurs numériques en vue d'une manière plus correcte.

Actuellement, des entreprises telles Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft paient parfois nettement moins de taxes que ce qu'elles devraient. Du point de vue technique, elles ne font rien d'illégal, mais leurs bénéfices engrangés dans certains pays sont par exemple transférés vers des états à régime fiscal plus favorable ou vers leur société-mère sous la forme de royalties (peu taxés).

L'Europe prépare depuis assez longtemps déjà un plan en vue de faire payer davantage les acteurs numériques en vue, mais en raison d'un manque de consensus interne, cette taxe bat de l'aile. C'est pourquoi plusieurs pays ont déjà fait savoir qu'en attendant, ils percevront leur propre taxe.

Update 25/8/2020

Selon Reuters, le ministre des finances dément l'existence d'un plan en vue de supprimer la taxe.

Selon le journal Mail on Sunday, le ministre Rishi Sunak entend annuler ce qu'on appelle la digitaxe ou taxe GAFA qui n'avait été introduite qu'en avril. Il déclare en effet que cette taxe ne rapporte guère. L'estimation était cependant qu'elle fasse rentrer dans les caisses jusqu'à 500 millions de livres par an.Ce qui pèse de tout son poids sur une telle décision, c'est que la Grande-Bretagne souhaite à présent conclure un accord commercial bilatéral avec les Etats-Unis, et qu'une taxe imposée à quelques grandes firmes américaines pourrait être mal perçue.Selon Mail on Sunday, Sunak déclare que l'objectif avait toujours été de faire de la digitaxe une taxe temporaire, qui serait supprimée, dès qu'une solution globale serait trouvée. Mais on est encore loin du compte. Au niveau tant européen que général, on n'enregistre en effet depuis des années aucun progrès sur le plan d'un système fiscal qui imposerait les acteurs numériques en vue d'une manière plus correcte.Actuellement, des entreprises telles Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft paient parfois nettement moins de taxes que ce qu'elles devraient. Du point de vue technique, elles ne font rien d'illégal, mais leurs bénéfices engrangés dans certains pays sont par exemple transférés vers des états à régime fiscal plus favorable ou vers leur société-mère sous la forme de royalties (peu taxés).L'Europe prépare depuis assez longtemps déjà un plan en vue de faire payer davantage les acteurs numériques en vue, mais en raison d'un manque de consensus interne, cette taxe bat de l'aile. C'est pourquoi plusieurs pays ont déjà fait savoir qu'en attendant, ils percevront leur propre taxe.Update 25/8/2020Selon Reuters, le ministre des finances dément l'existence d'un plan en vue de supprimer la taxe.