On ne connaît guère de détails sur ce traité, mais l'agence de presse Bloomberg se base sur une source confidentielle, selon laquelle il sera prêt d'ici fin octobre.

Il en résultera que les services de renseignements britanniques auront accès aux communications cryptées sur les médias sociaux en cas d'enquêtes sur des actes criminels de grande importance, comme du terrorisme ou de la pédophilie.

En vertu du traité, les Etats-Unis et le Royaume-Uni n'enquêteront pas sur leurs citoyens respectifs. De même, les informations que la Grande-Bretagne transmettra aux Etats-Unis, ne seront pas utilisées comme preuve pour condamner quelqu'un à mort.

Facebook réagit en déclarant qu'elle s'oppose à l'incorporation de portes dérobées du fait qu'elles sapent la confidentialité et la sécurité des utilisateurs. Et de se référer à ce qu'on appelle le 'Cloud act', en vigueur depuis 2018, qui autorise les services d'ordre à solliciter des renseignements.

On ne sait pas encore clairement comment se déroulera le transfert des messages dans la pratique. Le but du cryptage bout-à-bout est précisément que le fournisseur d'un service, par exemple WhatsApp, ne puisse visionner les messages. Avec le présent traité, il se pourrait donc qu'une porte dérobée soit encore prévue dans les plates-formes de clavardage ('chat') populaires.

En décembre de l'année dernière, le Parlement australien avait lui aussi approuvé une loi contraignant les entreprises technologiques à aider les autorités à 'craquer' les communications cryptées entre des pseudo-criminels.

Update 2 octobre:

Même si ce qu'on appelle le CLOUD Act n'est pas encore publiquement disponible, il semble que le traité américano-britannique n'exige pas que les entreprises technologiques donnent accès aux messages cryptés. Il s'agit principalement d'une modernisation. Les messages privés pourront bel et bien être sollicités, mais leur contenu ne sera en principe pas lisible.