L'agence française de cyber-sécurité ANSSI annoncera bientôt si l'équipement d'Huawei pourra être utilisé ou non dans le déploiement des réseaux 5G nationaux. Selon deux sources de Reuters, il est cependant question d'une solution intermédiaire ouvrant la porte à Huawei, mais uniquement pour les parties non cruciales des réseaux.

L'idée sous-jacente, c'est qu'il y a moins de risques d'espionnage sur les éléments non cruciaux d'un réseau. Le coeur du réseau comprend davantage de logiciels complexes et de données de clients.

Si les sources de Reuters ont raison, cela signifierait que la France suivra le même trajet que la Grande-Bretagne. Quant à l'Allemagne, elle examine actuellement si elle peut contrôler plus strictement tous les fournisseurs de réseaux étrangers.

L'exclusion partielle d'Huawei exercerait surtout un impact sur Bouygues Telecom et SFR. La moitié environ de leurs réseaux tourne en effet sur de l'équipement Huawei. La décision n'aurait probablement une influence que sur les réseaux 5G encore à déployer.

Les décisions sont mises fortement sous pression par les Etats-Unis qui accusent Huawei (et la firme ZTE plus petite) d'espionnage pour le compte des autorités chinoises. Les Etats-Unis n'ont cependant jamais encore pu le démontrer publiquement, mais compensent cette absence en brandissant entre autres la menace de ne rien transférer ou en tout cas moins de renseignements vers des pays, dont l'infrastructure tourne sur du matériel d'Huawei.

Autres mesures américaines

Aux Etats-Unis même, le président Trump a entre-temps aussi signé une loi interdisant aux opérateurs locaux américains d'encore faire appel à Huawei et à ZTE, même dans des infrastructures existantes.

Ces opérateurs locaux sont en général des entreprises fortement subsidiées, qui exploitent de petits réseaux dans des parties plus reculées des Etats-Unis et qui ne disposent donc pas des mêmes budgets que les géants tels AT&T ou T-Mobile.

Pour compenser leurs investissements, le régulateur télécom FCC va mettre au point un programme à propos du coût qu'implique le retrait de l'équipement existant d'Huawei et de ZTE. Mais l'association des opérateurs locaux a déjà laissé entendre que le budget prévu, soit un milliard de dollars, ne suffirait pas. D'aucuns ont déjà qualifié cette action de "refonte d'un avion en plein vol".

L'agence française de cyber-sécurité ANSSI annoncera bientôt si l'équipement d'Huawei pourra être utilisé ou non dans le déploiement des réseaux 5G nationaux. Selon deux sources de Reuters, il est cependant question d'une solution intermédiaire ouvrant la porte à Huawei, mais uniquement pour les parties non cruciales des réseaux.L'idée sous-jacente, c'est qu'il y a moins de risques d'espionnage sur les éléments non cruciaux d'un réseau. Le coeur du réseau comprend davantage de logiciels complexes et de données de clients.Si les sources de Reuters ont raison, cela signifierait que la France suivra le même trajet que la Grande-Bretagne. Quant à l'Allemagne, elle examine actuellement si elle peut contrôler plus strictement tous les fournisseurs de réseaux étrangers.L'exclusion partielle d'Huawei exercerait surtout un impact sur Bouygues Telecom et SFR. La moitié environ de leurs réseaux tourne en effet sur de l'équipement Huawei. La décision n'aurait probablement une influence que sur les réseaux 5G encore à déployer.Les décisions sont mises fortement sous pression par les Etats-Unis qui accusent Huawei (et la firme ZTE plus petite) d'espionnage pour le compte des autorités chinoises. Les Etats-Unis n'ont cependant jamais encore pu le démontrer publiquement, mais compensent cette absence en brandissant entre autres la menace de ne rien transférer ou en tout cas moins de renseignements vers des pays, dont l'infrastructure tourne sur du matériel d'Huawei.Autres mesures américainesAux Etats-Unis même, le président Trump a entre-temps aussi signé une loi interdisant aux opérateurs locaux américains d'encore faire appel à Huawei et à ZTE, même dans des infrastructures existantes.Ces opérateurs locaux sont en général des entreprises fortement subsidiées, qui exploitent de petits réseaux dans des parties plus reculées des Etats-Unis et qui ne disposent donc pas des mêmes budgets que les géants tels AT&T ou T-Mobile.Pour compenser leurs investissements, le régulateur télécom FCC va mettre au point un programme à propos du coût qu'implique le retrait de l'équipement existant d'Huawei et de ZTE. Mais l'association des opérateurs locaux a déjà laissé entendre que le budget prévu, soit un milliard de dollars, ne suffirait pas. D'aucuns ont déjà qualifié cette action de "refonte d'un avion en plein vol".