En France, les enchères pour le spectre ont également été retardées. Le ministre des finances et le régulateur télécom Arcep étaient en désaccord, mais entre-temps, les spécifications et les conditions financières ont été fixées, ce qui fait que les enchères peuvent à présent démarrer. Le spectre 5G devrait être réparti d'ici le printemps prochain.

Cette répartition ne s'effectuera pas selon un processus d'offres, mais sur base d'un prix préétabli. Quatre blocs de 50 MHZ seront ainsi vendus à 350 millions d'euros chacun, et onze blocs de 10 MHz à 70 millions d'euros. Rentrées totales: 2,17 milliards d'euros. Il s'agit en tout d'un spectre de 310 MHz entre 3,5 et 3,8 GHz.

Le choix de ces quatre grands blocs n'est pas le fait du hasard, puisque la France compte quatre opérateurs en vue: Orange, Bouygues Telecom, SFR et Iliad. "Les obligations de couverture 5G sont nettement plus ambitieuses que dans d'autres états européens et deviendront à l'avenir un puissant élément pour la compétitivité du pays", déclare à ce propos la secrétaire d'Etat pour l'économie Agnès Pannier-Runacher.

Il nous faut ici apporter la nuance, selon laquelle en Belgique, les opérateurs auront aussi un devoir de couverture forte, lorsqu'ils achèteront une portion du spectre. La Belgique étant un pays plus petit et plus densément peuplé, un déploiement national s'avère nettement plus facile et plus économique qu'en France qui est plus étendue.

"L'espionnage chinois, c'est n'importe quoi"

Indépendamment des enchères, Stéphane Richard, directeur d'Orange, la société mère d'Orange Belgium, est venu témoigner hier devant la commission sénatoriale française pour l'économie. Il a évoqué notamment l'empreinte écologique de l'entreprise, le réseau cuivré désuet et l'investissement dans la fibre optique. Mais le directeur s'est aussi fendu d'une étonnante déclaration à propos d'Huawei: "Le mythe selon lequel quand on possède une antenne provenant de Chine, il y ait à l'intérieur un micro permettant au parti communiste chinois de se livrer à de l'espionnage, c'est un non-sens absolu." Et d'ajouter qu'affirmer qu'Huawei ferait de la mise sur écoute via son équipement pour le compte du gouvernement chinois, n'a encore pu être démontré par personne. Ce sont là des affirmations utilisées depuis des années déjà par les Etats-Unis en vue de discréditer les fabricants télécoms chinois.

Orange n'utilise pas de matériel d'Huawei en France. Tel est par contre le cas dans notre pays, en Espagne, en Pologne et en Afrique. Orange Belgium vient récemment encore de déployer un réseau d'essai 5G dans le port d'Anvers pour lequel l'opérateur s'est associé pour l'occasion à l'entreprise chinoise ZTE.

En France, les enchères pour le spectre ont également été retardées. Le ministre des finances et le régulateur télécom Arcep étaient en désaccord, mais entre-temps, les spécifications et les conditions financières ont été fixées, ce qui fait que les enchères peuvent à présent démarrer. Le spectre 5G devrait être réparti d'ici le printemps prochain.Cette répartition ne s'effectuera pas selon un processus d'offres, mais sur base d'un prix préétabli. Quatre blocs de 50 MHZ seront ainsi vendus à 350 millions d'euros chacun, et onze blocs de 10 MHz à 70 millions d'euros. Rentrées totales: 2,17 milliards d'euros. Il s'agit en tout d'un spectre de 310 MHz entre 3,5 et 3,8 GHz.Le choix de ces quatre grands blocs n'est pas le fait du hasard, puisque la France compte quatre opérateurs en vue: Orange, Bouygues Telecom, SFR et Iliad. "Les obligations de couverture 5G sont nettement plus ambitieuses que dans d'autres états européens et deviendront à l'avenir un puissant élément pour la compétitivité du pays", déclare à ce propos la secrétaire d'Etat pour l'économie Agnès Pannier-Runacher.Il nous faut ici apporter la nuance, selon laquelle en Belgique, les opérateurs auront aussi un devoir de couverture forte, lorsqu'ils achèteront une portion du spectre. La Belgique étant un pays plus petit et plus densément peuplé, un déploiement national s'avère nettement plus facile et plus économique qu'en France qui est plus étendue."L'espionnage chinois, c'est n'importe quoi"Indépendamment des enchères, Stéphane Richard, directeur d'Orange, la société mère d'Orange Belgium, est venu témoigner hier devant la commission sénatoriale française pour l'économie. Il a évoqué notamment l'empreinte écologique de l'entreprise, le réseau cuivré désuet et l'investissement dans la fibre optique. Mais le directeur s'est aussi fendu d'une étonnante déclaration à propos d'Huawei: "Le mythe selon lequel quand on possède une antenne provenant de Chine, il y ait à l'intérieur un micro permettant au parti communiste chinois de se livrer à de l'espionnage, c'est un non-sens absolu." Et d'ajouter qu'affirmer qu'Huawei ferait de la mise sur écoute via son équipement pour le compte du gouvernement chinois, n'a encore pu être démontré par personne. Ce sont là des affirmations utilisées depuis des années déjà par les Etats-Unis en vue de discréditer les fabricants télécoms chinois.Orange n'utilise pas de matériel d'Huawei en France. Tel est par contre le cas dans notre pays, en Espagne, en Pologne et en Afrique. Orange Belgium vient récemment encore de déployer un réseau d'essai 5G dans le port d'Anvers pour lequel l'opérateur s'est associé pour l'occasion à l'entreprise chinoise ZTE.