Il s'agit d'une sentence rendue par l'Autorité de la Concurrence suite à une plainte introduite par quelques éditeurs et l'agence de presse française AFP en novembre de l'année dernière.

"Les pratiques de Google ont provoqué de sérieux dommages directs au secteur français de la presse, alors même que la situation économique des maisons d'édition et des agences de presse est fragile. La loi tente d'améliorer les conditions d'indemnisation en tirant des revenus des articles écrits par les journalistes", peut-on lire dans un communiqué.

Suite à la sentence rendue, Google se voit à présent contrainte de négocier des indemnisations avec les éditeurs et les agences de presse pour la réutilisation d'articles. Cela devrait intervenir dans les trois mois à venir.

La relation entre le secteur journalistique français et Google est tendue depuis quelque temps déjà. Nombre de publications voient leurs rentrées publicitaires diminuer depuis des années, alors qu'un acteur comme Google gagne justement plus d'argent en publicités. Le fait que Google affiche sur son site des fragments d'articles (ce qu'on appelle des brèves) des maisons d'édition est donc un sujet particulièrement sensible.

La société-mère de Google, Alphabet, a enregistré l'année passée un chiffre d'affaires de quasiment 162 milliards de dollars, en hausse de dix-huit pour cent par rapport à l'année précédente. 134,8 milliards de dollars de ce montant provenaient de publicités (y compris sur YouTube). Le bénéfice net de l'entreprise s'est établi à plus de 34 milliards de dollars. Cette position puissante avait fin de l'an dernier déjà incité l'Autorité de la Concurrence à infliger une amende de 150 millions d'euros à Google.

Fin septembre 2019, une nouvelle loi en matière de droits d'auteur fut votée, qui stipule que Google doit payer pour pouvoir afficher les brèves. Mais Google refuse et a décidé depuis lors de ne plus afficher qu'un lien en France. Les maisons d'édition peuvent certes demander d'afficher plus, mais sans indemnisation.

Il s'agit d'une sentence rendue par l'Autorité de la Concurrence suite à une plainte introduite par quelques éditeurs et l'agence de presse française AFP en novembre de l'année dernière. "Les pratiques de Google ont provoqué de sérieux dommages directs au secteur français de la presse, alors même que la situation économique des maisons d'édition et des agences de presse est fragile. La loi tente d'améliorer les conditions d'indemnisation en tirant des revenus des articles écrits par les journalistes", peut-on lire dans un communiqué.Suite à la sentence rendue, Google se voit à présent contrainte de négocier des indemnisations avec les éditeurs et les agences de presse pour la réutilisation d'articles. Cela devrait intervenir dans les trois mois à venir.La relation entre le secteur journalistique français et Google est tendue depuis quelque temps déjà. Nombre de publications voient leurs rentrées publicitaires diminuer depuis des années, alors qu'un acteur comme Google gagne justement plus d'argent en publicités. Le fait que Google affiche sur son site des fragments d'articles (ce qu'on appelle des brèves) des maisons d'édition est donc un sujet particulièrement sensible.La société-mère de Google, Alphabet, a enregistré l'année passée un chiffre d'affaires de quasiment 162 milliards de dollars, en hausse de dix-huit pour cent par rapport à l'année précédente. 134,8 milliards de dollars de ce montant provenaient de publicités (y compris sur YouTube). Le bénéfice net de l'entreprise s'est établi à plus de 34 milliards de dollars. Cette position puissante avait fin de l'an dernier déjà incité l'Autorité de la Concurrence à infliger une amende de 150 millions d'euros à Google.Fin septembre 2019, une nouvelle loi en matière de droits d'auteur fut votée, qui stipule que Google doit payer pour pouvoir afficher les brèves. Mais Google refuse et a décidé depuis lors de ne plus afficher qu'un lien en France. Les maisons d'édition peuvent certes demander d'afficher plus, mais sans indemnisation.