TeleSign est spécialisée dans les services d'identité digitale et de solutions logicielles CPaaS (communication platform as-a-service) pour les multinationales. Un accord définitif a été trouvé pour la fusion de la filiale de Proximus avec North Atlantic Acquisition Corporation (NAAC), une société d'acquisition à vocation spécifique (Special Purpose Acquisition Company ou SPAC), en vue d'une introduction en Bourse. Une SPAC est une sorte de coquille vide destinée à lever des fonds en Bourse pour financer l'acquisition d'une société non cotée.

Le capital total levé par l'opération s'élèvera à environ 487 millions de dollars américains maximum, en ce compris un investissement privé en actions publiques de 107,5 millions de dollars par la SFPI, Finance Brussels et un groupe d'investisseurs belges, et jusqu'à maximum 379,5 millions de dollars provenant de NAAC, précise-t-on. L'opération valorise TeleSign à hauteur d'1,3 milliard de dollars.

Proximus a acquis TeleSign en 2017 pour 230 millions de dollars, par l'intermédiaire de sa filiale, alors majoritaire, BICS. La transaction devrait être réalisée dans le courant du deuxième trimestre 2022, sous réserve d'une série de feux verts réglementaires et de l'approbation des actionnaires de NAAC.

"L'introduction en Bourse envisagée de TeleSign marque une opportunité stratégique cruciale pour le groupe Proximus, mettant en évidence la vraie valeur de TeleSign", souligne dans un communiqué le groupe belge de télécoms, qui entend garder une participation majoritaire à long terme dans sa filiale américaine. Proximus ne cède aucune de ses actions dans le cadre de la transaction et détiendra en principe 66,5% de l'entité combinée à l'issue de l'opération.

L'opération doit permettre à TeleSign d'accélérer ses investissements et de financer sa croissance, souligne-t-on encore. La société, souvent qualifiée de "pépite", prévoit d'atteindre 391 millions de dollars de revenus en 2021 et vise des revenus d'environ 1,1 milliard de dollars d'ici 2026.

La perspective d'une entrée en Bourse de TeleSign est suivie de près par le gouvernement fédéral, alors que l'Etat belge est actionnaire majoritaire de Proximus. La ministre des Télécoms, Petra De Sutter, avait averti début décembre à la Chambre qu'il n'était pas question que l'opération alors envisagée transite par des paradis fiscaux. Selon le journal Le Soir, la North Atlantic Acquisition Corporation était en effet enregistrée aux Îles Caïmans, alors que son patron est basé à Malte.

L'accord de fusion entre TeleSign et NAAC prévoit toutefois une relocalisation de cette dernière aux Etats-Unis, dans l'Etat du Delaware. L'Etat américain est souvent cité comme un paradis fiscal pour sa législation particulièrement avantageuse pour les entreprises.

TeleSign est spécialisée dans les services d'identité digitale et de solutions logicielles CPaaS (communication platform as-a-service) pour les multinationales. Un accord définitif a été trouvé pour la fusion de la filiale de Proximus avec North Atlantic Acquisition Corporation (NAAC), une société d'acquisition à vocation spécifique (Special Purpose Acquisition Company ou SPAC), en vue d'une introduction en Bourse. Une SPAC est une sorte de coquille vide destinée à lever des fonds en Bourse pour financer l'acquisition d'une société non cotée.Le capital total levé par l'opération s'élèvera à environ 487 millions de dollars américains maximum, en ce compris un investissement privé en actions publiques de 107,5 millions de dollars par la SFPI, Finance Brussels et un groupe d'investisseurs belges, et jusqu'à maximum 379,5 millions de dollars provenant de NAAC, précise-t-on. L'opération valorise TeleSign à hauteur d'1,3 milliard de dollars.Proximus a acquis TeleSign en 2017 pour 230 millions de dollars, par l'intermédiaire de sa filiale, alors majoritaire, BICS. La transaction devrait être réalisée dans le courant du deuxième trimestre 2022, sous réserve d'une série de feux verts réglementaires et de l'approbation des actionnaires de NAAC."L'introduction en Bourse envisagée de TeleSign marque une opportunité stratégique cruciale pour le groupe Proximus, mettant en évidence la vraie valeur de TeleSign", souligne dans un communiqué le groupe belge de télécoms, qui entend garder une participation majoritaire à long terme dans sa filiale américaine. Proximus ne cède aucune de ses actions dans le cadre de la transaction et détiendra en principe 66,5% de l'entité combinée à l'issue de l'opération.L'opération doit permettre à TeleSign d'accélérer ses investissements et de financer sa croissance, souligne-t-on encore. La société, souvent qualifiée de "pépite", prévoit d'atteindre 391 millions de dollars de revenus en 2021 et vise des revenus d'environ 1,1 milliard de dollars d'ici 2026.La perspective d'une entrée en Bourse de TeleSign est suivie de près par le gouvernement fédéral, alors que l'Etat belge est actionnaire majoritaire de Proximus. La ministre des Télécoms, Petra De Sutter, avait averti début décembre à la Chambre qu'il n'était pas question que l'opération alors envisagée transite par des paradis fiscaux. Selon le journal Le Soir, la North Atlantic Acquisition Corporation était en effet enregistrée aux Îles Caïmans, alors que son patron est basé à Malte.L'accord de fusion entre TeleSign et NAAC prévoit toutefois une relocalisation de cette dernière aux Etats-Unis, dans l'Etat du Delaware. L'Etat américain est souvent cité comme un paradis fiscal pour sa législation particulièrement avantageuse pour les entreprises.