Les crypto-monnaies tels le bitcoin ont à présent encore souvent une image louche. Comme elles permettent les paiements anonymes, elles sont un instrument apprécié des actions de blanchiment par les criminels et autres personnes mal intentionnées.

Selon Lagarde, les banques centrales peuvent résoudre ce problème en vérifiant par elles-mêmes, lors de l'émission de crypto-monnaies, si les utilisateurs agissent de bonne foi. Leur identité ne serait partagée avec des pouvoirs publics ou des entreprises que si cela est exigé par la loi.

'Backup utile'

La directrice du FMI pense que les crypto-monnaies peuvent être aussi un bienfait pour les pays pauvres, qui sont encore souvent dépourvus de systèmes de paiement électroniques d'acteurs commerciaux, tels des banques. Selon Lagarde, les espèces numériques offrent en outre un backup utile, lorsque les systèmes de paiement sont inutilisables suite à des interférences ou à des piratages.

"Il y a déjà des banques centrales qui font de la recherche en la matière'', affirme Lagarde. "La technologie change, et il nous faut donc changer nous aussi.''