Meng a été arrêtée début de ce mois à Vancouver à la demande des Etats-Unis. Washington suspecte la directrice de 46 ans d'Huawei d'avoir enfreint l'embargo commercial imposé par les Etats-Unis à l'Iran. Elle aurait permis à SkyCom, une filiale non-officielle d'Huawei, de traiter avec l'Iran.

Vendredi, Meng a été présentée à un juge, qui devra se prononcer sur son éventuelle libération. L'audience aura probablement lieu aujourd'hui.

Hier dimanche, Meng a remis un communiqué de 55 pages, dans lequel elle demande à être libérée. Elle souffre depuis des années déjà d'une pression artérielle élevée. Après son arrestation, elle a été admise à l'hôpital. "Je ne me sens encore et toujours pas bien et je crains que ma santé ne se détériore durant mon incarcération", a ajouté la fille du fondateur d'Huawei, Ren Zhengfei. En 2011, Meng a survécu à un cancer de la thyroïde, mais elle éprouve toujours du mal à avaler de la nourriture solide.

Lors de l'audience de vendredi, le procureur canadien s'est opposé à une libération sous caution de Meng, parce que le risque existe qu'elle s'enfuie en Chine. Aux Etats-Unis, Meng pourrait se voir infliger trente ans de prison. Son arrestation a provoqué des réactions courroucées de Pékin, qui exige sa libération immédiate. Cette crise risque de menacer la trêve récente intervenue dans la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis et la Chine.