Les membres de l'équipe du matin de l'usine Nexans située à Huizingen se sont retrouvés, lundi, dans un hall de fabrication entièrement vide. La direction a, semble-t-il, profité du long week-end dernier pour évacuer tout ce qui s'y trouvait. Ce n'est qu'ensuite que le conseil d'entreprise a été informé que 70 des 94 travailleurs allaient être licenciés. Pour Nexans Belgique, c'est déjà le deuxième revers en un an. L'année dernière en effet, l'entreprise fermait son usine d'Opglabbeek et licenciait 128 personnes.Dans le journal De Tijd, un membre du syndicat raconte comment la direction a demandé aux travailleurs d'étiqueter tous les types de câble avant le week-end. Le vendredi, jour du 'pont', un garde de l'usine a encore signalé à la direction que 20 camions emportaient tout ce qui se trouvait dans la fabrique. La direction a cependant rassuré l'agent de sécurité.Les syndicats évoquent un acte illégal de la part de la direction. Dans le journal De Standaard, un spécialiste du droit du travail indique toutefois que la loi Renault n'a en l'occurrence pas été formellement transgressée. Aux termes de cette loi, un employeur doit avant toute chose annoncer son intention d'un licenciement collectif. Il s'ensuit une période au cours de laquelle les travailleurs ont la possibilité de formuler des contre-propositions. "Mais comme dans ce cas-ci, les travailleurs restent provisoirement en fonction et continuent d'être payés, il n'est pas question d'une transgression formelle de la loi", selon le spécialiste. "Il n'y a transgression qu'en cas de licenciement abusif. Or il n'en est pour l'instant pas question chez Nexans. Je trouve cependant qu'on a porté atteinte à l'esprit de la loi."

Les membres de l'équipe du matin de l'usine Nexans située à Huizingen se sont retrouvés, lundi, dans un hall de fabrication entièrement vide. La direction a, semble-t-il, profité du long week-end dernier pour évacuer tout ce qui s'y trouvait. Ce n'est qu'ensuite que le conseil d'entreprise a été informé que 70 des 94 travailleurs allaient être licenciés. Pour Nexans Belgique, c'est déjà le deuxième revers en un an. L'année dernière en effet, l'entreprise fermait son usine d'Opglabbeek et licenciait 128 personnes.Dans le journal De Tijd, un membre du syndicat raconte comment la direction a demandé aux travailleurs d'étiqueter tous les types de câble avant le week-end. Le vendredi, jour du 'pont', un garde de l'usine a encore signalé à la direction que 20 camions emportaient tout ce qui se trouvait dans la fabrique. La direction a cependant rassuré l'agent de sécurité.Les syndicats évoquent un acte illégal de la part de la direction. Dans le journal De Standaard, un spécialiste du droit du travail indique toutefois que la loi Renault n'a en l'occurrence pas été formellement transgressée. Aux termes de cette loi, un employeur doit avant toute chose annoncer son intention d'un licenciement collectif. Il s'ensuit une période au cours de laquelle les travailleurs ont la possibilité de formuler des contre-propositions. "Mais comme dans ce cas-ci, les travailleurs restent provisoirement en fonction et continuent d'être payés, il n'est pas question d'une transgression formelle de la loi", selon le spécialiste. "Il n'y a transgression qu'en cas de licenciement abusif. Or il n'en est pour l'instant pas question chez Nexans. Je trouve cependant qu'on a porté atteinte à l'esprit de la loi."