Le 13 juin de l'année dernière, l'Europe adoptait une résolution, selon laquelle les produits de Kaspersky Lab étaient qualifiés de dangereux et de mal intentionnés. Le spécialiste de la sécurité avait précédemment déjà été pointé du doigt par les Etats-Unis, alors que l'Europe avait elle aussi conseillé à ses institutions de ne pas acheter de logiciels à cette entreprise

Mais au fond, existe-t-il la moindre preuve que Kaspersky espionnerait pour le compte des autorités russes avec son software ou appliquerait d'autres pratiques mal intentionnées? "La Commission n'a pas la moindre preuve de problèmes causés par l'utilisation des produits de Kaspersky Lab", telle est en substance la réponse de l'Europe à une question parlementaire posée par Gerolf Annemans (Vlaams Belang).

Tout en posant sa question, Annemans avait signalé que ni la Belgique, ni la France, ni l'Allemagne notamment n'ont de problème avec Kaspersky Lab.

L'entreprise de sécurité russe Kaspersky Lab se déclare satisfaite de la réponse de la Commission européenne. "Je suis évidemment très, très heureux que la Commission européenne le confirme à présent publiquement", déclare Anton Shingarev, Vice President Public Affairs chez Kaspersky Lab, par voie de communiqué. "Voilà qui souligne l'importance de notre Global Transparency Initiative, par laquelle nous avons déménagé l'accès aux codes-sources de nos logiciels et aux données de Russie vers la Suisse."