Suite au retrait de la N-VA du pouvoir, ce qui a ensuite provoqué la chute du gouvernement devenu minoritaire, le budget n'a pu être approuvé, ce qui fait que les cabinets ne peuvent en principe pas dépenser davantage que l'année précédente. Voilà qui pose problème à la réalisation d'un certain nombre de projets pour lesquels le gouvernement avait prévu un budget supplémentaire.

De Backer qui, depuis le départ de la N-VA du gouvernement, assume les compétences de l'agenda numérique, des télécommunications et de la simplification administrative, espère pouvoir clarifier la situation le plus rapidement possible. En tout, il est question de plus de vingt millions d'euros qui ne peuvent actuellement pas être dépensés.

"Je ne peux accepter d'impact sur le personnel", a déclare le ministre De Backer lors de la réception de nouvelle année de la direction générale de la transformation numérique. "L'espace de manoeuvre est limité, mais nous allons tout faire pour trouver des solutions."

De Backer admet que la transparence n'est pas de mise pour l'instant. Nombre de projets de numérisation ont été conçus et préparés ces dernières années, mais ne seront fournis qu'en fin de législature. Ce dernier volet s'avère aussi souvent le plus coûteux, ce qui fait que le même budget que celui de l'année précédente ne suffira pas.

Dans son discours, De Backer affirme vouloir se focaliser sur trois aspects: la continuité des services, terminer les chantiers en cours et maintenir opérationnels les projets déjà prêts, tels eBox. Et de reconnaître qu'il n'existe pas encore de plan sur la façon dont tout cela doit être mené à bonne fin, mais il espère éclaircir les choses dans les jours, voire les semaines à venir.