Huawei est tout spécialement montrée du doigt depuis deux semaines maintenant. Plusieurs pays ont en effet fait savoir qu'ils ne faisaient pas entièrement confiance à la firme chinoise. Même le commissaire européen Andrus Ansip a déclaré la semaine dernière être préoccupé par le risque pour la sécurité que représente Huawei.

La Chine s'oppose manifestement à ces déclarations et insiste sur le fait qu'aucune preuve n'a jamais encore été présentée pour corroborer ces accusations. Selon elle, Huawei est une entreprise privée dans laquelle le gouvernement n'a par conséquent pas son mot à dire.

"Nous observons depuis quelque temps déjà que certaines personnes dans différents pays disent qu'Huawei 'peut' constituer une menace pour leur sécurité nationale. Mais aucune d'elles n'a jamais fourni la moindre preuve probante de la façon dont Huawei a influencé cette sécurité nationale. Il est absurde d'élever des barricades sur la base de spéculations", déclare Lu Kang, porte-parole du ministère chinois de l'intérieur, lors d'une conférence de presse organisée en Chine.

Dans les accusations lancées contre Huawei et d'autres entreprises chinoises, on prétend régulièrement que la Chine obligerait ses entreprises à utiliser leurs appareils pour se livrer à de l'espionnage. Tout cela est également démenti avec force.

"Il n'y a pas de loi ou de règlement en Chine qui contraigne des organisations à installer des portes dérobées dans des appareils. Le gouvernement chinois encourage les entreprises de son pays à conclure à l'étranger des collaborations économiques, qui respectent les règles internationales et la législation locale."

Le porte-parole signale encore qu'Huawei a aujourd'hui déjà signé des contrats 5G dans 20 pays, et que la France notamment considère l'entreprise comme un important investisseur, alors que l'Allemagne ne voit aucun problème à coopérer avec Huawei. Par ailleurs, l'entreprise belge Proximus effectue aujourd'hui du travail de recherche 5G avec Huawei.