L'affaire porte sur ce qu'on appelle la loi AB 5 prévoyant que les citoyens jouissent de bonnes conditions de travail et d'une protection sociale, en ce compris ceux qui gagnent leur vie dans ce qu'on appelle en jargon la 'gig economy' (l'économie des petits boulots). Pensez ici aux courriers et, dans le cas qui nous occupe, aux chauffeurs des deux principaux services de taxi. Uber et Lyft ont toujours prétendu offrir une plate-forme et que leurs chauffeurs étaient des indépendants, ce qui explique pourquoi ils ne bénéficient pas des mêmes droits que les employés.

Le débat sur le statut des 'gig workers' fait rage depuis quelque temps déjà en Californie. L'état, surtout la Silicon Valley, est précisément le port d'attache de beaucoup d'entreprises proposant des 'petits boulots'. La crise actuelle du corona n'a fait qu'attiser encore le débat. Les 'gig workers' sont en effet considérés comme 'essentiels' et peuvent donc continuer de travailler pour livrer des repas et transporter des gens, alors même qu'ils courent le risque de se faire contaminer. Or ils ne bénéficient pas d'une assurance maladie et n'ont pas le droit de prendre un congé de maladie payé en cas d'infection.

L'affaire porte sur ce qu'on appelle la loi AB 5 prévoyant que les citoyens jouissent de bonnes conditions de travail et d'une protection sociale, en ce compris ceux qui gagnent leur vie dans ce qu'on appelle en jargon la 'gig economy' (l'économie des petits boulots). Pensez ici aux courriers et, dans le cas qui nous occupe, aux chauffeurs des deux principaux services de taxi. Uber et Lyft ont toujours prétendu offrir une plate-forme et que leurs chauffeurs étaient des indépendants, ce qui explique pourquoi ils ne bénéficient pas des mêmes droits que les employés.Le débat sur le statut des 'gig workers' fait rage depuis quelque temps déjà en Californie. L'état, surtout la Silicon Valley, est précisément le port d'attache de beaucoup d'entreprises proposant des 'petits boulots'. La crise actuelle du corona n'a fait qu'attiser encore le débat. Les 'gig workers' sont en effet considérés comme 'essentiels' et peuvent donc continuer de travailler pour livrer des repas et transporter des gens, alors même qu'ils courent le risque de se faire contaminer. Or ils ne bénéficient pas d'une assurance maladie et n'ont pas le droit de prendre un congé de maladie payé en cas d'infection.