L'état où se situe la Silicon Valley, est le troisième aux Etats-Unis à voter une telle loi, puisque l'Oregon et le New Hampshire ont déjà fait pareil. Cette loi interdit aux services de police d'utiliser 'les systèmes de contrôle biométrique' de leurs caméras-piétons. Les policiers qui enfreindront la loi, pourront être poursuivis.

En Californie, une partie des agents est équipée de ce qu'on appelle une 'bodycam', une mini-caméra qu'ils portent par exemple sur leur poitrine et qui filme les personnes avec qui ils parlent, ou ce qu'elles font. La reconnaissance faciale automatique pourrait directement mettre à jour tout un éventail de données personnelles liées à chaque citoyen rencontré en rue par la police, ce qui représenterait un gigantesque problème de confidentialité. De plus, on peut craindre que cela ne renforce encore la discrimination des minorités. Selon la police elle-même, il n'y a actuellement aucun département interne qui utilise la reconnaissance faciale dans les bodycams, et il en sera donc légalement ainsi aussi au cours des trois prochaines années.

En votant cette loi, le législateur aurait été notamment inspiré par une protestation de l'American Civil Liberties Union (ACLU). Cette dernière a en effet organisé une manifestation, au cours de laquelle elle a appliqué la reconnaissance faciale Rekognition d'Amazon sur une série d'hommes/femmes politiques. Le logiciel a identifié 26 d'entre eux comme des... suspects criminels. Ces faux positifs pourraient, selon le votant de la loi Phil Ting, bouleverser la vie de personnes qui postulent pour un travail par exemple, ou qui souhaitent acheter une maison ou encore qui sont arrêtées par erreur.