La Commission européenne avait décidé il y a deux ans que ce centre européen serait hébergé chez nous. A partir de 2021, il doit coordonner tous les contrôleurs nationaux et fonctionner avec de l'argent de fonds de recherche européens.

Mais selon le journal De Tijd, notre pays devra se passer de ce centre. Pas mal d'éléments jouent certes en notre faveur, comme la présence d'institutions européennes, la synergie avec l'OTAN et la connaissance académique dans les domaines de la cyber-sécurité et de la cryptographie.

Mais ces atouts ne pèsent pas lourd vis-à-vis des inconvénients. Selon le commissaire européen en charge de l'industrie et du marché interne Thierry Breton, il est "impensable que le centre de la cyber-sécurité soit installé dans un environnement qui n'est pas entièrement sécurisé". Selon les sources UE de De Tijd, cette remarque visait notre pays.

Breton cible surtout les réseaux télécoms et spécifiquement la 5G. D'une part, les enchères à propos du spectre pour la 5G sont reportées sine die, ce qui empêche les opérateurs de signer des contrats de longue durée avec des fournisseurs. Et l'arrivée de licences d'essai provisoires ne change rien à l'affaire.

D'autre part, tant chez Orange, chez Proximus que chez Telenet, on utilise aujourd'hui pour la 4G de l'équipement d'Huawei et de ZTE, ce qui n'est certes pas explicitement défendu, mais cela n'empêche pas l'Europe de mettre la pression en vue d'exclure ces entreprises du coeur des réseaux. On ne sait du reste pas pour l'instant si pour la 5G, ces opérateurs s'associeront aussi aux firmes chinoises.

Mais les télécoms ne constituent pas le seul obstacle. La dispersion des compétences et le fait que notre pays convertisse lentement la loi européenne sur la cyber-sécurité jouent également en notre défaveur, Ce qui fait qu'il est quasiment exclu que le nouveau centre aboutisse dans notre pays.

Les autres candidats désireux d'accueillir le centre de la cyber-sécurité sont le Luxembourg, la Roumanie, l'Espagne et l'Irlande.

La Commission européenne avait décidé il y a deux ans que ce centre européen serait hébergé chez nous. A partir de 2021, il doit coordonner tous les contrôleurs nationaux et fonctionner avec de l'argent de fonds de recherche européens.Mais selon le journal De Tijd, notre pays devra se passer de ce centre. Pas mal d'éléments jouent certes en notre faveur, comme la présence d'institutions européennes, la synergie avec l'OTAN et la connaissance académique dans les domaines de la cyber-sécurité et de la cryptographie.Mais ces atouts ne pèsent pas lourd vis-à-vis des inconvénients. Selon le commissaire européen en charge de l'industrie et du marché interne Thierry Breton, il est "impensable que le centre de la cyber-sécurité soit installé dans un environnement qui n'est pas entièrement sécurisé". Selon les sources UE de De Tijd, cette remarque visait notre pays.Breton cible surtout les réseaux télécoms et spécifiquement la 5G. D'une part, les enchères à propos du spectre pour la 5G sont reportées sine die, ce qui empêche les opérateurs de signer des contrats de longue durée avec des fournisseurs. Et l'arrivée de licences d'essai provisoires ne change rien à l'affaire.D'autre part, tant chez Orange, chez Proximus que chez Telenet, on utilise aujourd'hui pour la 4G de l'équipement d'Huawei et de ZTE, ce qui n'est certes pas explicitement défendu, mais cela n'empêche pas l'Europe de mettre la pression en vue d'exclure ces entreprises du coeur des réseaux. On ne sait du reste pas pour l'instant si pour la 5G, ces opérateurs s'associeront aussi aux firmes chinoises.Mais les télécoms ne constituent pas le seul obstacle. La dispersion des compétences et le fait que notre pays convertisse lentement la loi européenne sur la cyber-sécurité jouent également en notre défaveur, Ce qui fait qu'il est quasiment exclu que le nouveau centre aboutisse dans notre pays.Les autres candidats désireux d'accueillir le centre de la cyber-sécurité sont le Luxembourg, la Roumanie, l'Espagne et l'Irlande.