Le rapport de transparence semestriel de Twitter offre une vision des requêtes émanant de divers pays. Il en ressort que la Belgique (essentiellement via les services de police et la justice) ont au cours du second semestre de 2018 sollicité Twitter à 24 reprises afin d'obtenir des renseignements complémentaires, contre 17 fois au premier semestre.

Il est question de 25 comptes durant les six premiers mois de l'année dernière et de 30 comptes au second semestre. Twitter a répondu favorablement respectivement dans 76 et 83 pour cent des cas. On ne connaît pas la nature des informations données.

Même si les chiffres sont en légère hausse au second semestre, la tendance générale est plutôt au recul. En 2016, il y eut certes une forte augmentation à 88 requêtes (contre 16 seulement en 2015), mais en 2017, le total était de 46.

Rien n'est clair à propos de savoir si des comptes ont aussi été supprimés. Twitter publie certes des chiffres à ce propos, mais ces données ne sont pas disponibles pour la Belgique. On sait par contre qu'en 2017, il n'y eut aucune requête juridique en vue de supprimer des comptes, mais bien 3 émanant d'agences gouvernementales ou de services de police (auxquelles Twitter ne donna pas suite). Pour cette année, aucun chiffre n'est disponible.

Pour ce qui est des autres pays, les chiffres sont assez faibles. C'est ainsi que la France n'a introduit au cours du second semestre de l'année dernière que 373 demandes d'information et 110 requêtes de suppression de compte. Pour les Pays-Bas, il est question de 39 demandes d'information et de 3 requêtes de suppression. Au niveau mondial, ce type de requête émane surtout des Etats-Unis, du Japon, d'Inde, d'Allemagne et de France.