En raison de l'arrivée de réseaux 5G commerciaux, de nouvelles fréquences seront utilisées, et un rayonnement électromagnétique supplémentaire sera généré. Mais son mesurage s'avérerait assez complexe. Alors qu'avec la 2G, la 3G ou la 4G, on atteint un rayonnement assez constant, ce dernier dépendrait pour la 5G du réseau utilisé. Des chercheurs de WAVES, un groupe de l'imec actif à l'UGent, y sont pourtant arrivés.

Pour le test, les chercheurs se sont rendus à Berne en Suisse, où un réseau 5G commercial est actif depuis 2019. Ils ont comparé les valeurs en 15 emplacements dans une zone de 400 mètres autour d'une antenne 5G et ce, à différentes fréquences.

Peu de rayonnement supplémentaire pour les non-utilisateurs

Dans une première conclusion, les chercheurs observent que quiconque n'utilise pas d'appareil 5G, est à peine exposé à du rayonnement supplémentaire. C'est ainsi qu'à 900 MHz (2G, 3G et 4G), 800 MHz (4G) et 1,8 GHz (4G), il est question respectivement de 0,67 Volt par mètre, 0,93 V/m et 0,625 V/m. A 3,5 GHz, la bande sur laquelle est utilisée la 5G, on n'en est seulement à 0,04 V/m.

'Concrètement, cela signifie que le réseau 5G est responsable de 3% seulement de l'exposition au rayonnement électromagnétique cumulé pour un non-utilisateur. Dans cette situation, c'est 5 à 25 fois moins que le rayonnement auquel ce même utilisateur est soumis par la présence de réseaux 3G et 4G dans son environnement', déclare le professeur Wout Joseph, dont l'équipe a effectué les mesurages.

Davantage de rayonnement en pleine charge

Lors d'une seconde série de mesurages, les chercheurs ont pris en compte le rayonnement électromagnétique en cas de charge théorique maximale du réseau. Les valeurs mesurées sont alors supérieures, à savoir 0,41V/m. Les chercheurs ont cependant procédé à une extrapolation à 4,81V/m, parce que les antennes suisses sont limitées par le régulateur à une puissance de 8 watts, alors que la puissance maximale est de 200 watts.

'Ces valeurs sont supérieures au rayonnement généré typiquement par les réseaux 4G, mais demeurent par ailleurs limitées à 0,62% des normes d'exposition de l'ICNIRP', ajoute le professeur Joseph.

L'ICNIRP est l'organisation internationale des scientifiques qui étudient les normes de rayonnement. Leurs conseils forment en général la base des directives de santé en matière de rayonnement. La Belgique applique tant à Bruxelles, en Wallonie qu'en Flandre des normes de rayonnement bien en-dessous des limites fixées par l'ICNIRP.

L'enquête de WAVES confirme de précédentes recherches, selon lesquelles la 5G ne génère guère de rayonnement supplémentaire, mais les chercheurs veulent continuer à l'avenir d'effectuer des mesurages sur base de nouveaux modèles et utilisateurs, afin de passer encore et toujours le rayonnement en revue.

En raison de l'arrivée de réseaux 5G commerciaux, de nouvelles fréquences seront utilisées, et un rayonnement électromagnétique supplémentaire sera généré. Mais son mesurage s'avérerait assez complexe. Alors qu'avec la 2G, la 3G ou la 4G, on atteint un rayonnement assez constant, ce dernier dépendrait pour la 5G du réseau utilisé. Des chercheurs de WAVES, un groupe de l'imec actif à l'UGent, y sont pourtant arrivés.Pour le test, les chercheurs se sont rendus à Berne en Suisse, où un réseau 5G commercial est actif depuis 2019. Ils ont comparé les valeurs en 15 emplacements dans une zone de 400 mètres autour d'une antenne 5G et ce, à différentes fréquences.Dans une première conclusion, les chercheurs observent que quiconque n'utilise pas d'appareil 5G, est à peine exposé à du rayonnement supplémentaire. C'est ainsi qu'à 900 MHz (2G, 3G et 4G), 800 MHz (4G) et 1,8 GHz (4G), il est question respectivement de 0,67 Volt par mètre, 0,93 V/m et 0,625 V/m. A 3,5 GHz, la bande sur laquelle est utilisée la 5G, on n'en est seulement à 0,04 V/m. 'Concrètement, cela signifie que le réseau 5G est responsable de 3% seulement de l'exposition au rayonnement électromagnétique cumulé pour un non-utilisateur. Dans cette situation, c'est 5 à 25 fois moins que le rayonnement auquel ce même utilisateur est soumis par la présence de réseaux 3G et 4G dans son environnement', déclare le professeur Wout Joseph, dont l'équipe a effectué les mesurages.Lors d'une seconde série de mesurages, les chercheurs ont pris en compte le rayonnement électromagnétique en cas de charge théorique maximale du réseau. Les valeurs mesurées sont alors supérieures, à savoir 0,41V/m. Les chercheurs ont cependant procédé à une extrapolation à 4,81V/m, parce que les antennes suisses sont limitées par le régulateur à une puissance de 8 watts, alors que la puissance maximale est de 200 watts.'Ces valeurs sont supérieures au rayonnement généré typiquement par les réseaux 4G, mais demeurent par ailleurs limitées à 0,62% des normes d'exposition de l'ICNIRP', ajoute le professeur Joseph.L'ICNIRP est l'organisation internationale des scientifiques qui étudient les normes de rayonnement. Leurs conseils forment en général la base des directives de santé en matière de rayonnement. La Belgique applique tant à Bruxelles, en Wallonie qu'en Flandre des normes de rayonnement bien en-dessous des limites fixées par l'ICNIRP. L'enquête de WAVES confirme de précédentes recherches, selon lesquelles la 5G ne génère guère de rayonnement supplémentaire, mais les chercheurs veulent continuer à l'avenir d'effectuer des mesurages sur base de nouveaux modèles et utilisateurs, afin de passer encore et toujours le rayonnement en revue.