Au cours de son quatrième trimestre de 2018, le fabricant finnois de réseaux a enregistré un chiffre d'affaires de 6,87 milliards d'euros, un rien supérieur aux 6,65 milliards d'euros durant la même période de l'année précédente. Le bénéfice d'exploitation s'est établi à 552 millions d'euros, en hausse de 32 pour cent par rapport aux 419 millions d'euros de 2017.

Comme c'est le cas pour d'autres entreprises, ces résultats sont, il est vrai, changeants en fonction du mode de calcul. Si Nokia détermine son bénéfice d'exploitation en tant que non IFRS (donc pas selon la norme comptable internationale), il atteint alors 1,12 milliard d'euros, en progression de 12 pour cent par rapport à il y a un an.

Mais une chose est sûre: l'avenir de l'entreprise est plutôt indécis. "Nous nous attendons à un premier semestre de 2019 modeste, suivi par un second plus solide", explique Rajeev Suri, CEO de Nokia, dans un communiqué.

Comme d'autres acteurs de réseaux, Nokia est aux prises avec le problème, selon lequel les principaux investissements dans les réseaux 4G sont passés, alors que le déploiement de la 5G doit encore commencer à l'échelle mondiale. Ce n'est donc que dans la seconde moitié de 2019 et surtout en 2020 que Nokia s'attend à enregistrer un meilleur chiffre d'affaires. L'entreprise a cependant laissé entendre qu'elle a quelque septante '5G trials' en cours chez des opérateurs.

Son directeur, Suri, a annoncé qu'Ericsson et Huawei seraient ses principaux rivaux. Il ne s'est cependant pas exprimé sur la spéculation, selon laquelle l'opposition américaine à Huawei pourrait être une bonne chose pour Nokia. Pourtant, il est très probable que cela ait un impact pour l'entreprise. Le principal marché de Nokia est précisément l'Amérique du Nord.