Le DGX-2 n'a que la taille d'un frigo, mais est capable de calculer à la vitesse maximale de deux péta-flops. Cela correspond à deux billards de calculs à la seconde: cent fois moins rapide que le plus puissant superordinateur au monde, mais nettement plus véloce que n'importe quel autre ordinateur en Belgique.

En guise de comparaison, le CalcUA, le superordinateur sur lequel l'Universiteit Antwerpen effectue ses calculs depuis plusieurs années déjà, atteint 0,24 péta-flop. Quant aux superordinateurs de la KU Leuven, Tier-1 BrENIAC et Genius, ils offrent une vitesse de 0,6 péta-flop environ. Le DGX-1, la première version du superordinateur DGX de NVIDIA, qui était utilisé ces deux dernières années par l'imec pour l'apprentissage profond sur images de caméras, se caractérisait, lui, par une puissance de calcul de 0,96 péta-flop.

Adapté à l'apprentissage profond

Son successeur, le DGX-2, calcule donc deux fois plus vite. Grâce à ses seize processeurs graphiques couplés, le nouveau superordinateur est même capable d'effectuer dix fois plus rapidement les processus d'apprentissage profond que son prédécesseur, se targue NVIDIA.

Le calculateur a été installé chez IDLab, un groupe de recherche de l'imec à l'UAntwerpen. L'université est ainsi la première au Benelux à disposer d'un tel superordinateur de la nouvelle génération.

"Nous allons accomplir des progrès énormes en matière de puissance de calcul", explique Steven Latré, professeur d'informatique (UAntwerpen/imec). C'était nécessaire, afin de relever les défis actuels. "Nous sommes à l'ère de l'intelligence artificielle et de l'apprentissage profond. Nos chercheurs ont continuellement besoin d'énormément de puissance de calcul. Pour former de nouveaux système AI, ils attendent actuellement souvent un résultat des heures durant."

Lutte contre la malaria

Selon NVIDIA, le prix de vente du DGX-2 est de 400.000 dollars (350.000 euros environ). Pour l'achat de sa nouvelle infrastructure de calcul, l'université d'Anvers s'est tournée vers l'entreprise AI gantoise Robovision.

Robovision et l'Universiteit Antwerpen utiliseront le superordinateur notamment pour de la recherche sur la malaria. "Le personnel médical analyse aujourd'hui manuellement des milliers de cellules, alors que des algorithmes intelligents y arrivent en une fraction de seconde", prétend le CEO de Robovision, Jonathan Berte.