L'Europe représente aujourd'hui dix pour cent de la production mondiale de puces. D'ici 2030, le commissaire européen en charge du marché interne Thierry Breton souhaite en arriver à vingt pour cent.

Voilà aussi pourquoi il envisage une collaboration européenne entre les états membres. Aux journalistes réunis à Berlin, il a expliqué cette semaine qu'actuellement, 22 états membres de l'UE sont prêts à faire partie de cette alliance, selon l'agence de presse Reuters, dans laquelle seraient impliquées STMicroelectronics, NXP, Infineon et ASML notamment.

2 nanomètres

Aujourd'hui vendredi, une rencontre est aussi prévue avec Pat Gelsinger, le nouveau CEO d'Intel, ainsi qu'une communication vidéo avec Maria Marced, directrice de TSMC en Europe. Concrètement, il serait question d'une usine de production à 2 nm.

Actuellement, il n'existe encore aucune puce commerciale à 2 nanomètres. Tant Intel que TSMC prévoient ce type d'évolution dans les années à venir. Le principe suivant s'applique aux puces: plus le processus de production est réduit, plus une même surface accepte de transistors et moins d'énergie les puces consomment.

Fin du mois dernier, Intel a annoncé vouloir investir vingt milliards de dollars dans des usines de production de puces, dont une en Europe. L'amplitude et la vitesse de réalisation de ce projet dépendra probablement en partie du soutien européen dont bénéficieront les entreprises pour s'étendre sur notre continent.

Taiwan sceptique

Mais l'ambition européenne n'est pas perçue partout avec enthousiasme. Selon Venturebeat, le ministre taïwanais de l'économie, Wang Mei-hua, n'en est pas ravi. Et de se référer aux propos de TSMC qui affirme que le développement des puces les plus sophistiquées continuera de se faire à Taïwan.

Il va de soi que cette référence du ministre s'inscrit aussi dans un contexte plus large. Taïwan est aujourd'hui quasiment le plus important fondeur de puces au monde et ce, grâce à TSMC. Cette entreprise produit 58,8 pour cent de toutes les puces mondiales, selon l'analyste Gartner. Cela génère des rentrées et des emplois, mais cela accroît aussi l'importance stratégique de Taïwan dans le monde. Et ce n'est pas anodin quand on sait que ce pays est indépendant depuis des années déjà, mais qu'il est encore et toujours considéré par la Chine comme une province dissidente.

L'Europe représente aujourd'hui dix pour cent de la production mondiale de puces. D'ici 2030, le commissaire européen en charge du marché interne Thierry Breton souhaite en arriver à vingt pour cent.Voilà aussi pourquoi il envisage une collaboration européenne entre les états membres. Aux journalistes réunis à Berlin, il a expliqué cette semaine qu'actuellement, 22 états membres de l'UE sont prêts à faire partie de cette alliance, selon l'agence de presse Reuters, dans laquelle seraient impliquées STMicroelectronics, NXP, Infineon et ASML notamment.2 nanomètresAujourd'hui vendredi, une rencontre est aussi prévue avec Pat Gelsinger, le nouveau CEO d'Intel, ainsi qu'une communication vidéo avec Maria Marced, directrice de TSMC en Europe. Concrètement, il serait question d'une usine de production à 2 nm.Actuellement, il n'existe encore aucune puce commerciale à 2 nanomètres. Tant Intel que TSMC prévoient ce type d'évolution dans les années à venir. Le principe suivant s'applique aux puces: plus le processus de production est réduit, plus une même surface accepte de transistors et moins d'énergie les puces consomment.Fin du mois dernier, Intel a annoncé vouloir investir vingt milliards de dollars dans des usines de production de puces, dont une en Europe. L'amplitude et la vitesse de réalisation de ce projet dépendra probablement en partie du soutien européen dont bénéficieront les entreprises pour s'étendre sur notre continent.Taiwan sceptiqueMais l'ambition européenne n'est pas perçue partout avec enthousiasme. Selon Venturebeat, le ministre taïwanais de l'économie, Wang Mei-hua, n'en est pas ravi. Et de se référer aux propos de TSMC qui affirme que le développement des puces les plus sophistiquées continuera de se faire à Taïwan.Il va de soi que cette référence du ministre s'inscrit aussi dans un contexte plus large. Taïwan est aujourd'hui quasiment le plus important fondeur de puces au monde et ce, grâce à TSMC. Cette entreprise produit 58,8 pour cent de toutes les puces mondiales, selon l'analyste Gartner. Cela génère des rentrées et des emplois, mais cela accroît aussi l'importance stratégique de Taïwan dans le monde. Et ce n'est pas anodin quand on sait que ce pays est indépendant depuis des années déjà, mais qu'il est encore et toujours considéré par la Chine comme une province dissidente.