C'est ce que révèle l'agence de presse Bloomberg. Voici ce que stipule la proposition de texte des dirigeants de l'UE: "Des facteurs tels que les lois et la politique auxquels les fournisseurs sont liés dans d'autres pays, doivent être pris en considération." C'est là de manière tacite une référence à la Chine. Les services de sécurité tant des Etats-Unis que de l'Europe craignent en effet qu'Huawei, de gré ou de force, n'aide la Chine à espionner les Européens.

Huawei a deux concurrents importants, à savoir la finnoise Nokia et la suédoise Ericsson.

Bloomberg a pu consulter une version conceptuelle du texte européen. Les représentants des pays de l'UE la peaufineront ultérieurement cette semaine encore. Les chefs de gouvernement devraient présenter une déclaration à ce sujet le mois prochain.

La proposition de texte stipule en outre que des composantes importantes de la 5G, "tels des éléments qui s'avèrent essentiels pour la sécurité nationale, ne seront achetés qu'à des acteurs fiables". Le développement de la 5G doit se faire sur la base "des valeurs fondamentales de l'UE, comme les droits de l'homme et les libertés citoyennes, l'état de droit, la protection du respect de la vie privée, les données personnelles et les propriétés intellectuelles dans un souci de transparence."

Dans le texte proposé, on peut en outre lire qu'il est important de disposer de plusieurs fournisseurs, "afin d'éviter ou à tout le moins de limiter la dépendance à un seul fournisseur". La mise en oeuvre de ce texte souligne une fois encore aussi "l'importance de la souveraineté technologique européenne".