Une telle crainte n'est pas vraiment infondée. Si nous voulons continuer à jouer demain un rôle sur la scène internationale, nous devons dès aujourd'hui veiller à instaurer un esprit d'apprentissage permanent. Se former durant toute sa vie doit devenir la nouvelle norme. Celui qui pense encore qu'il ne doit plus apprendre une fois son diplôme en poche risque bien de devoir déchanter.

La transformation numérique va nous sortir de notre zone de confort et nous obliger à adopter une autre position vis-à-vis des tâches quotidiennes que nous connaissons aujourd'hui. Les employés ne seront plus amenés à exécuter parfaitement des tâches répétitives, mais prendront de l'importance aux yeux de leur entreprise s'ils parviennent précisément à automatiser ces tâches.

Cette transformation ne se fera évidemment pas de manière organique, nous obligeant à acquérir de nouvelles compétences. Des études montrent que 4,5 millions de travailleurs devront se doter de nouvelles compétences si nous voulons que la Belgique continue à trouver les profils adéquats.

L'acquisition de nouvelles compétences - notamment numériques - ne signifie pourtant pas apprendre à programmer. Le secteur numérique est très large et nombre de ses aspects ne sont pas encore mis en lumière. Il va de soi que les entreprises recherchent massivement de bons programmeurs, mais aussi des personnes n'ayant aucune connaissance du codage, mais bien des concepts métier d'une organisation.

Le secteur numérique est très large et nombre de ses aspects ne sont pas encore mis en lumière

Or c'est là précisément que le bât blesse, car nombre de ces emplois ne sont pas connus, et donc pas appréciés. Lorsque l'on songe à un informaticien typique, on pense encore trop peu souvent à un analyste, un concepteur d'expérience utilisateur, un gestionnaire de projet, un gestionnaire de personnes, un 'product owner', etc. Ce qui est d'autant plus regrettable que ces profils sont très demandés et qu'il s'agit de fonctions susceptibles d'être remplies par des profils non techniques qui peuvent ainsi donner une nouvelle orientation à leur carrière (numérique).

Si nous voulons en tant que secteur mettre l'accent sur les compétences numériques, nous devons investir dans les compétences relationnelles et interpersonnelles, lesquelles sont tout aussi cruciales que le savoir-coder pour gérer un projet avec succès. Dès lors, les entreprises sont toujours plus souvent à la recherche de profils de type 'T-shaped', des personnes qui, outre leur spécialisation, maîtrisent un large éventail de connaissances et de centres d'intérêt. De telles personnes devront non seulement comprendre les concepts techniques sur le fonctionnement d'un ordinateur ou d'une application, mais aussi et surtout créer de la valeur en comprenant les besoins des clients et en concevant des applications conviviales et tournées vers l'avenir.

L'informaticien de demain ne sera plus un employé coûteux, mais aura les deux pieds sur terre dans le métier et contribuera à générer une valeur métier durable.

Une telle crainte n'est pas vraiment infondée. Si nous voulons continuer à jouer demain un rôle sur la scène internationale, nous devons dès aujourd'hui veiller à instaurer un esprit d'apprentissage permanent. Se former durant toute sa vie doit devenir la nouvelle norme. Celui qui pense encore qu'il ne doit plus apprendre une fois son diplôme en poche risque bien de devoir déchanter.La transformation numérique va nous sortir de notre zone de confort et nous obliger à adopter une autre position vis-à-vis des tâches quotidiennes que nous connaissons aujourd'hui. Les employés ne seront plus amenés à exécuter parfaitement des tâches répétitives, mais prendront de l'importance aux yeux de leur entreprise s'ils parviennent précisément à automatiser ces tâches.Cette transformation ne se fera évidemment pas de manière organique, nous obligeant à acquérir de nouvelles compétences. Des études montrent que 4,5 millions de travailleurs devront se doter de nouvelles compétences si nous voulons que la Belgique continue à trouver les profils adéquats.L'acquisition de nouvelles compétences - notamment numériques - ne signifie pourtant pas apprendre à programmer. Le secteur numérique est très large et nombre de ses aspects ne sont pas encore mis en lumière. Il va de soi que les entreprises recherchent massivement de bons programmeurs, mais aussi des personnes n'ayant aucune connaissance du codage, mais bien des concepts métier d'une organisation.Or c'est là précisément que le bât blesse, car nombre de ces emplois ne sont pas connus, et donc pas appréciés. Lorsque l'on songe à un informaticien typique, on pense encore trop peu souvent à un analyste, un concepteur d'expérience utilisateur, un gestionnaire de projet, un gestionnaire de personnes, un 'product owner', etc. Ce qui est d'autant plus regrettable que ces profils sont très demandés et qu'il s'agit de fonctions susceptibles d'être remplies par des profils non techniques qui peuvent ainsi donner une nouvelle orientation à leur carrière (numérique).Si nous voulons en tant que secteur mettre l'accent sur les compétences numériques, nous devons investir dans les compétences relationnelles et interpersonnelles, lesquelles sont tout aussi cruciales que le savoir-coder pour gérer un projet avec succès. Dès lors, les entreprises sont toujours plus souvent à la recherche de profils de type 'T-shaped', des personnes qui, outre leur spécialisation, maîtrisent un large éventail de connaissances et de centres d'intérêt. De telles personnes devront non seulement comprendre les concepts techniques sur le fonctionnement d'un ordinateur ou d'une application, mais aussi et surtout créer de la valeur en comprenant les besoins des clients et en concevant des applications conviviales et tournées vers l'avenir.L'informaticien de demain ne sera plus un employé coûteux, mais aura les deux pieds sur terre dans le métier et contribuera à générer une valeur métier durable.